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PlayStation VR : Sneaky Bears, autopsie d’un ourson vénère, le test.

Sneaky Bear sur PlayStation VR

Avec Sneaky Bears, nous sommes en droit de nous demander ce que sont devenus les petits ours en peluche de notre tendre enfance ?

Finis les câlins tous baveux qu’on leur faisait tout petit, finis les confidences aux doudous de tous les doudous. Finis les écartements de membres, les secouements, les étouffements, les abandons sur un coin du canapé…. Ils sont devenus Sournois (Sneaky en anglais). Ils prennent leur revanche. Menés par leur chef, l’ours Frank, ils veulent prendre le contrôle d’une usine à jouets pour conquérir le monde et se venger de l’humanité….

NOUS SOMMES EN DANGER…. Au secours !!! Les OURSONS contre-attaquent.

Dirigé par Nikki Lannen, une ancienne employée Facebook, le studio Irlandais Warducks (la guerre des canards – tout un programme) nous offre ici un petit bijou de jeu d’arcade. Pour ceux qui veulent relever des défis sans craindre le motion sickness, pour ceux qui veulent mitrailler dans tous les sens sans se prendre trop au sérieux, pour ceux qui veulent éliminer du  »Nounours Revanchard » tout en conservant un degré d’humour bon enfant, ce jeu est fait pour eux.

Avec Sneaky Bears, ça shoote de tous les côtés, dans tous les sens, nos réflexes sont mis à rude épreuve, et on a aucun problème à massacrer de l’ours en peluche à coup de balles en mousse de style « Nerf ». Bien au contraire on y prend même du plaisir….. Yek yek yek yek yek !!!!!!!!!

Et chapeau bas à celui qui arrivera à terminer les niveaux en mode  »crazy ».

Les menus et l’interface

Sneaky Bears sur PSVR

Jouable uniquement avec les PS move, la première vraie critique que je pourrais faire à Sneaky Bears, c’est qu’il est uniquement en anglais. Il n’y a pas d’option de langues. Il y a bien des sous titres en anglais qui nous permettent (à ceux qui pratiquent un peu la langue de Shakespeare) de comprendre les injures du terrible chef « Ours Frank », mais c’est vrai qu’une version Française aurait été plus qu’appréciable. Car je ne sais pas vous, mais moi, j’aime assez pouvoir massacrer des ours en peluches qui m’insultent sans avoir à lire ce qu’ils disent.

Mise à part cette option exclusive anglaise (on se demande même pourquoi il y a un bouton de choix puisqu’il n’y a pas de choix…), le tableau de bord de l’intro est succinct et complet. On peut régler l’environnement à sa taille, couper les sons, couper la musique, afficher les sous-titres, se chauffer avec un petit « training » et régler le niveau de difficulté du jeu :  »crazy » (fou) ou  »cuddly » (câlin)

Les 3 tableaux principaux du jeu;  »Survival »,  »Fire » et  »Bomb » contiennent chacune 5 phases avec des niveaux de difficultés croissants. Le dernier tableau  »Boss » (le bouton rouge sur l’image) ne se débloquera que lorsque les 5 phases de chaque tableau auront été réussies.

Le scénario de Sneaky Bears :

Sneaky Bears sur PSVR

Sneaky Bears est un jeu d’arcade. Une fois admis le principe du jeu d’arcade, dont je rappelle ici la définition :

Jeu d’action simple et répétitif, basé sur les réflexes et dont le scénario est rudimentaire…

on peut considérer que Sneaky Bears est plutôt bien réussi…pour un jeu d’arcade. Le but du jeu est de protéger « sa vie et celles des mignons petits pandas emprisonnés »  qui dans l’esprit des oursons sournois ont pris leur place dans le coeur des enfants. Ils sont jaloux et ils veulent les éradiquer et nous aussi (les humains) par la même occasion.

Les trois tableaux ont chacun leurs propres particularités, leurs propres armes, leurs propres décors, leur propre scénario :

  • Survival : armé d’un pistolet de style  » Nerf  » dans la main droite et d’un fusil à gros sel de l’autre, vous devrez vous défendre de l’attaque de multitudes de petits oursons et de gros nounours armés de bouclier.
  • Fire : armé du même pistolet  » Nerf  » et dans l’autre main d’un pistolet à eau, il vous faudra sauver votre peau et éteindre des débuts d’incendies qui vous feront suffoquer si vous les laissez se consumer.
  • Bomb : armé d’un pistolet  » Nerf  » et d’un pistolet réfrigérant, vous devrez vous battre corps et âmes et tenter de désamorcer, en les gelant, des bombes destinées aux mignons petits pandas emprisonnés.

Le dernier tableau  »Boss » sera un peu le clou du spectacle. Il nous apprendra pas mal de choses sur le sournois petit  »Ours Frank », leader incontesté des sournois et le combat final sera d’une rare intensité.

Sneaky Bears sur PSVR

Le gameplay – My name is Bill… Kill Bill

Personnellement, j’ai pris le niveau le plus simple  »cuddly » pour être sûr de pouvoir terminer le jeu et malgré tout, quand on arrive au niveau 5 de chaque tableau, on transpire pas mal. On a vraiment l’impression se retrouver dans la peau d’un des personnages des films de Quentin Tarantino. On flingue de partout. Ça va a une vitesse folle, on en rigole, on arrive même plus à savoir ce que font nos bras. Ils sont autonomes.

La gestuelle, le vrai plus de Sneaky Bears :

Chaque arme a un nombre de coups limités. Le pistolet  » Nerf  « : 10 coups / le pistolet à mitraille: 2 coups / Le pistolet à eau permet d’éteindre 2-3 incendies / Le pistolet réfrigérant : 3 coups.

Chaque fois que votre pistolet sera déchargé, vous devrez en changer. Il faudra se débarrasser de l’ancienne arme et en prendre une autre dans vos holsters fixés à vos hanches. Un vrai geste de cow-boy qui dégaine. Yeaaahhh !!! Il faut se transformer en Lucky Luke, celui qui dégaine plus vite que son ombre, c’est génial.

Alors imaginez lorsque quand ça va vite, comme chaque arme a un nombre de coups différents, il faut arriver à dissocier le bras gauche et la main gauche du bras droit et de la main droite. On a la sensation de gesticuler dans tous les sens. Le cerveau est en ébullition et c’est jouissif. Par moment vous pourrez tirer sur des cibles qui vous permettront d’engranger des points ou sur d’autres qui vous permettront de récupérer un peu de bonus de vie. Une fois les pistolets déchargés et afin de pouvoir en prendre un autre, vous pourrez les balancer sur les oursons qui s’approchent. Ça ne les tuera pas, mais ça les étourdira et ça ralentira leurs approches.

Il aurait été appréciable qu’il y ai plus que deux niveaux de difficultés… Trois aurait été mieux. Le niveau  »cuddly », le plus facile, est vraiment agréable mais les vrais difficultés commencent au niveau 4 voir 5 de chaque tableau. A ce moment là, comme on dit vulgairement,  »on en bave »…. Tandis qu’avec le niveau  »crazy », le plus difficile, je le dis humblement, je ne parviens même pas à m’imaginer terminer le jeu. Un niveau intermédiaire aurait peut-être été justifié.

Chapeau bas à la détection des PS move, je trouve que la visée est parfaitement retranscrite. Mise à part une calibration au début (et encore elle n’est pas obligatoire), je n’ai jamais eu besoin de devoir recalibrer quoique ce soit, et je n’ai jamais eu l’impression que mes tirs ratés n’étaient pas de ma faute.

C’est presque un sans faute. Presque, car il y a tout de même un petit problème lorqu’il s’agit d’écrire son nom quand on veut enregistrer son score (ce qui n’est pas obligatoire…). La main ouverte (qui symbolise notre PS move) ne se ferme pas, et taper une lettre précise avec une main ouverte qui occupe l’espace de presque 3 lettres sur le clavier, ça relève du miracle si on y arrive sans se tromper. Il faut de la pratique. Il aurait été judicieux de pouvoir actionner une touche pour fermer la main et laisser l’index pointé.

Sneaky Bears sur PSVR
Sneaky Bears sur PSVR

Les graphismes et le son :

Sneaky Bears sur PSVR

Les graphismes sont vraiment sympa et ils ne scintillent pas du tout. Le rendu est vraiment très agréable, les petits oursons bien que méchants sont adorables. Les pandas aussi. Le son est vraiment présent et la musique est bien motivante pour une session de  »tir à tout va ». La voix un peu rauque de l’ours Frank est bien jouée et les petits cris des oursons qui arrivent à nous approcher et à nous attaquer sont très drôles et touchants. Rien à redire.

CONCLUSION :

Sneaky Bears,  wave shooter par excellence est actuellement en promo à 12 euros. À ce prix là, le jeu vaut vraiment le coup et ce pour les enfants comme pour les adultes. Ma fille de 13 ans y a joué et je l’entendais rire toute seule. À son prix précédent (20 euros), il aurait peut-être été un peu cher pour sa durée. Avec le niveau facile  »cuddly », j’ai du batailler un peu moins de 2 heures pour en venir à bout. Avec le niveaux  « crazy » je pense que la durée de vie est doublée voir même multipliée à l’infini, si comme moi vous n’êtes pas forcément un expert des jeux de réflexes.

Sneaky Bears est très plaisant, et l’humour du sournois « Ours Frank » rend le jeu encore plus agréable. On ne se prend à aucun moment la tête, et on ne se dit pas « bon est-ce que je commence une partie ou pas, est-ce que j’ai le temps, j’ai un peu envie mais j’ai la flemme »

C’est peut-être le principe d’un jeu d’arcade, mais je pense que Sneaky Bears est un jeu de shooting très agréable « où l’on entre rapidement dedans, où l’on trouve rapidement son plaisir, et que l’on peut quitter sans trop se poser de questions ». N’y voyez aucune allusion de quelque ordre que ce soit, svp :-))

Avons nous envie d’y revenir ? C’est peut-être la faiblesse de ce genre de jeux d’arcade que pointeront certains et ils n’auront pas tort. L’intérêt, une fois le jeu consommé, réside uniquement dans l’envie de re-tester ses réflexes. Est-ce suffisant ? Pour ma part oui car le jeu à ce bonus d’être vraiment agréable et avec ce petit côté « humour noir » vraiment sympathique…. De plus il est jouable par toute la famille et peut-être sans crainte proposé pour faire découvrir la VR à des néophytes.

L'avis de VR4player.fr
Test réalisé sur PS4 PRO
GAMEPLAY
7.5
GRAPHISMES
8
SCÉNARIO
7
BANDE SON
8
REJOUABILITÉ
7
IMMERSION
7.5
RATIO PRIX / DURÉE DE VIE
6.5
VOTRE NOTE, VOTRE TEST !0 Note
0
Les plus
jeu d’arcade, simple sans prise de tête
Ambiance
Idéal pour débuter en VR
Des PS move maîtrisés
Les moins
Tout en anglais
Manque un niveau intermédiaire
Durée en mode facile
7

Article de XtofVr

Infographiste indépendant, je réalise des animations 3D pour les entreprises ou pour des documentaires. J’aime dire à mes 2 filles que je joue avec mes personnages virtuels, comme elles jouent avec leur playmobil : Je les fais marcher et parler. Depuis que la VR existe, et plus particulièrement la PSVR (car mon mac ne supporte pas l’Occulus ni le HTC Vive) mon monde virtuel s’est ouvert et je n’arrive pas à en sortir.

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