PlayStation VR : In Death, les anges déchus. Le Test PSVR

PlayStation VR : In Death, les anges déchus. Le Test PSVR

27 novembre 2018 0 Par Okami7
In Death sur PlayStation VR PSVR, le test VR4player.fr

Fondé en Octobre 2014, Solfar studios avait proposé en août 2016 le jeu Everest VR sorti sur PlayStation VR (PSVR). Celui-ci consistait en une expérience permettant de se balader et de grimper sur le dit sommet en question. Une expérience passée pour le moins inaperçue car les retours n’étaient pas forcément favorable sur ce type de produit. Ils nous reviennent 2 ans après leur expérience précédente dans un style complètement différent puisque Solfar Studios nous propose aujourd’hui un rogue like en vue FPS invitant le joueur à incarner un être déchu dans un sanctuaire, armé d’un arc ou d’une arbalète. Déjà sorti le 2 octobre 2018 sur les plateformes Oculus, HTC et Windows mixed reality, les créateurs d’ In Death ont réussi à gagner le cœur des joueurs VR en proposant un rogue like de qualité, offrant un gameplay et une maniabilité exemplaire. Annoncé sans crier gare, In Death vient planter sa flèche sur notre Playstation VR (PSVR) depuis le 27 novembre 2018 au tarif de 29,99 Euros sur notre PlayStation Store européen. Réussira t’il le même tour de force que sur les casques PC en visant juste sur notre PlayStation VR (PSVR) ? Concurrence t’il directement The Persistence, sorti quelques mois plus tôt ? Réponse dans le Test.

In Death sur PlayStation VR PSVR, le test VR4player.fr
In Death sur PlayStation VR PSVR, le test VR4player.fr

Scenario : On imagine et ça passe.

Ici, point de scénario tordu ou d’explications concernant le pourquoi du comment, laissez votre imagination prendre le contrôle et faites vous votre propre histoire. Pas de trame scénaristique ni de bribes narratives, nous sommes directement projetés dans un lieu nommé « Le Sanctuaire ». C’est la seule information en notre possession, on va devoir dessouder du monstre et nettoyer les cieux.

Gameplay : Un choix béni des dieux

Dans In Death, sur PlayStation VR (PSVR), nous allons arpenter un sanctuaire évangélique généré de façon procédural, brisant ainsi la routine et la redondance des niveaux qui se renouvellent à chaque partie. Chaque transition de secteur dispose d’un endroit « Safe » où l’on pourra acheter des flèches de feu,  de glace, explosives, multiples ou de la vie, le tout moyennant finances obtenues sur le cadavre de vos assaillants. Comme tout rogue like qui se respecte, apprêtez vous à vous habituer à la grande faucheuse car le soft est particulièrement retors, la mort, à vos cotés est omniprésente. Concernant la jouabilité, alors là chapeau ! On constate que le studio Solfar s’est permis d’implanter un maximum de combinaisons afin de convenir à l’ensemble des joueurs, que ce soit à la DualShock 4 ou au PlayStation Move. Les paramètres nous offrent le choix de la rotation angulaire entre 15 à 90 degrés mais pas fluides et bonne nouvelle pour les gauchers, les développeurs de In Death ont pensé a vous, vous pouvez intervertir la façon dont vous portez vos équipements.

À la manette DualShock 4 : Nous pouvons dasher avec la croix directionnelle, avancer en déplacements libres  avec le joystick de gauche. Avec celui de droite, on peut pivoter angulairement, viser à l’aide du gyroscope, charger et décocher une flèche avec R2, lancer une flèche de téléportation avec L2, se protéger a l’aide de son bouclier avec L1 et R1, choisir son type de flèche.

Avec les PS move : il faudra « mimer » le geste en appuyant sur le T du move de droite pour décocher une flèche ou saisir des items, « mimer » avec la touche move afin d’envoyer une flèche de téléportation, en pressant la touche move, un cristal de téléportation apparait et une fois lancé, celui-ci nous propulse a l’endroit en question, en pressant la touche T, cela permet d’avancer avec fluifité. Carré et triangle permettent de pivoter par saccade et rond permet de choisir parmi plusieurs type de flèches. Concernant le second move, la touche T permet de laisser apparaître son bouclier.

Cette variété est louable et peu de jeux bénéficient d’une palette de configuration aussi large. Aux PS Move, le jeu répond bien et permet d’être réactif, seul votre rapidité d’exécution fera la différence sur vos adversaires. Cependant, même si effectuer les gestes comme un vrai archer est rigolo, on optera rapidement pour la Dualshock 4, plus réactive et précise mais beaucoup moins immersive. À noter également que l’on peux bouger physiquement dans un espace restreint afin d’esquiver réellement les flèches ou haches nous arrivant dessus ou pour jeter un œil au détour d’un couloir, le PlayStation VR (PSVR) le permet.

In Death sur PlayStation VR PSVR, le test VR4player.fr
In Death sur PlayStation VR PSVR, le test VR4player.fr
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In Death : des graphismes et une immersion paradisiaque sur PlayStation VR ? Non, quand même pas.

Graphiquement, In Death nous projette dans l’au-delà au travers de décors rappelant l’époque médiévale ou plus particulièrement celle des Templiers puisque l’univers entier y fait référence avec des cathédrales et églises aux  vitraux équivoques, que l’on doit arpenter. Le bestiaire est varié avec des sorcières, des archanges, des chérubins, des squelettes, des chevaliers Templiers armés de boucliers ou d’épées, des moines… Si vous voulez survivre, il faudra connaître les patterns de chaque type d’ennemis afin de maîtriser au mieux le terrain des affrontements. La technique est là puisque sur PlayStation 4 Pro nous avons aucun flou ni aliasing. La modélisation des ennemis et des textures sont correctes sans être exceptionnelles, j’ajouterais même que le jeu est agréable à regarder armé de notre arc ou arbalète, c’est avec plaisir que nous allons embrocher du monstre et essayer de faire régner notre loi sur ce paradis déchu. Malgré la présence importante d’ennemis à l écran, In Death reste fluide et ne fléchit jamais. Cependant il est regrettable de ne pas avoir plus de variété dans les décors, les transitions de zone se font timidement et ne marque pas de «palier» avec des environnements plus divers, c’est d’autant plus regrettable car les boss marquent bien la fin d une zone.

Bande son et Durée de vie : Des anges aux porte de l’enfer sur PSVR.

Fermez les yeux et imaginez vous dans une église ou écoutant des chants grégoriens, si vous aimez ce genre, vous risquez de prendre un pied dingue dans le jeu. En effet la musique s’inspire des thèmes précités et colle à merveille a l’univers évangélique du titre, on croirait des anges venant fredonner au creux de nos oreilles. Pour le reste, c’est cohérent, que ce soit l’impact des épées sur notre bouclier, des flèches sifflants autour de nous ou les cris agonisant des ennemis, on appréciera l’ambiance sonore général du titre qui, sans être exceptionnelle, n’est pas désagréable non plus. La durée de vie d’un rogue like va dépendre de la motivation et de la volonté du joueur à accrocher ou non au soft. Les niveaux sont générés de manière procédurale ce qui renouvèle constamment le jeu dans la mesure où nous ne ferons jamais deux fois la même partie. Cependant, il est important de préciser que In Death est très difficile et la mort sera votre quotidien, par défaut il aura raison des moins persévérants sachant que la courbe de difficulté ne fléchit pas une seconde et qu’aucun item ne permet à notre héros d’augmenter de façons permanente ses capacités physiques. En effet, vous recommencez encore et toujours avec la même arme, la même barre de vie, le même bouclier et les mêmes flèches. C’est d’autant plus dommage car la frustration augmente au fur et a mesure des échecs et le sentiment de ne pas progresser pointe gentiment sont nez au bout de quelques heures. De plus, Les parties varieront et augmenteront en difficulté au fur et à mesure des succès/challenges que vous réussirez (tuer 5 ennemis à suivre, viser en pleine tête etc…) en incorporant un bestiaire plus coriace.

In Death sur PlayStation VR PSVR, le test VR4player.fr

CONCLUSION :

Le studio Solfar ose et nous surprend sur PlayStation VR (PSVR) en prenant un virage à 180 degrés, en passant d’une expérience interactive à un jeu apportant son propre univers et son propre gameplay. In Death nous propose un rogue like en vue FPS assez réussi, les graphismes sont nets et jolis, quoiqu’un peu redondants, une durée de vie presque infinie tant le renouvellement des maps est diversifié et mention spéciale à une bande son nous transportant au cœur de chants grégoriens en accord total avec l’univers catholique du jeu. Le soft propose également une durée de vie exemplaire alliant die and retry et seuls les joueur les plus chevronnés verront la fin d’In Death. Cependant un rogue like ne peut être bon, si une jouabilité exemplaire n’est pas au rendez vous dans ce style de jeu, les erreurs sont impardonnables et sanctionnent vite le joueur. Malgré des PS Move vieillissants, In Death nous montre que ces controleurs sont toujours dans le coup mais la jouabilité à la DualShock 4 sera privilégiée pour des performances bien réelles. La seule grosse ombre au tableau viendra de la courbe de progression inexistante ne permettant pas d’améliorer notre avatar malgré les échecs ou l’argent trouvé sur les cadavres. Après une dizaines d’heures passées sur In Death, il reste néanmoins prenant et plaisant pour toute personne appréciant ce type de jeu mais reste tout de même réservé a un public averti. C’est un titre que l’on a envie d’aimer et vise juste à côté du bullseye.

Avis de VR4player.fr
Test réalisé sur PS4 Pro
Graphismes6.5
Gameplay7
Bande Son7
Immersion7
Rejouabilité8
Ratio Prix/Durée8
Note des lecteurs0 Note0
Les plus
Une durée de vie colossale
Une bande sonore de qualité
Une jouabilité agréable
Un goût de revenez-y
Les moins
À condition d'aimer le challenge
La difficulté rebutera plus d'un joueur.
7