PlayStation VR : Chainman arrivera-t-il en Europe ? Preview

PlayStation VR : Chainman arrivera-t-il en Europe ? Preview

24 décembre 2017 0 Par Marc Spiquel
Chainman sur PlayStation VR

Chainman est un jeu créé par un jeune développeur japonais Kenji Takahashi et son studio Oukaichimon. Le jeu est sorti au Japon le 15 décembre 2017 et bien qu’il ne soit pas disponible aujourd’hui en Europe, VR4player.fr a pu y jouer et en découvrir ses différents niveaux .

Chainman s’inscrit dans la liste déjà conséquente des jeux d’horreur en réalité virtuelle : Rush of blood, Paranormal Activity, Don’ Knock Twice ou Stifled pour ne citer que ceux-là. Mais le titre de Oukaichimon se distingue de ses prédécesseurs dans son approche puisque le joueur doit ici évoluer avec des menottes aux poignets ce qui a bien-sûr pour conséquence d’entraver fortement les mouvements de la partie supérieure de son corps. Cela le privant de toute utilisation d’une arme pour éliminer les zombies peuplant l’île dont il est prisonnier et dont l’objectif sera de s’en échapper en évitant le pire. La terreur que peut susciter la nuit à motivé Kenji Takahashi :

” I like wandering late at night. I have visited various dangerous places up to now. Late night Kabuki-cho, Taipei, Los Angeles. I like to walk while enjoying the danger that can suddenly hit the danger (eg attacked by YAKUZA).I wanted to experience this fear and relaxation with VR so that I can experience it even in the daytime. A very terrible darkness has been completed. “

” J’aime errer tard dans la nuit. J’ai visité divers endroits dangereux jusqu’à maintenant. Tard dans la nuit Kabuki-cho, Taipei, Los Angeles. J’aime marcher tout en appréciant le danger qui peut soudainement frapper (par exemple attaqué par YAKUZA). Je voulais faire l’expérience de cette peur et de cette relaxation avec la réalité virtuelle afin de pouvoir en faire l’expérience même pendant la journée. Une obscurité terrible a été accomplie. “

Par ailleurs, avant de commencer, sachez que Kenji Takahashi cherche un éditeur pour rendre disponible Chainman en Europe et en Amérique, Sony ne fournissant visiblement pas ce service.

L’interface de Chainman :

Chainman sur PSVR
Chainman sur PSVR
Chainman sur PSVR

Au lancement du jeu, le joueur est mis dans l’ambiance particulièrement sinistre puisque nous sommes déjà menottés lorsqu’apparaît l’écran titre. Après un bref tutoriel dans un petit salon japonais, nous sommes invités à plonger dans l’univers très sombre de Chainman soit en solo, soit en duo, un deuxième joueur pouvant accompagner le joueur principal en jouant de manière classique à l’écran.

Dans la suite de l’aventure, nous aurons accès à un écran très sobre sur lequel nous serons amenés à choisir le niveau à faire parmi ceux que nous avons déjà accomplis, la fin d’un niveau constituant d’ailleurs le seul point de sauvegarde.

Il est à noter que le jeu étant prévu initialement et disponible sur le store PSN japonais, celui-ci n’exploite que la langue Japonaise :

” Inside Japan version , game text is all Japanese language. We prepare English text , but there is no French text. If we get a publisher , I wish to make other language text. “

” Dans la version japonaise, le texte du jeu est entièrement en japonais. Nous préparons le texte en anglais, mais il n’y a pas de texte en français. Si nous avons un éditeur, je souhaite faire un sous-titrage dans une autre langue. “

Chainman sur PlayStation VR
Chainman sur PlayStation VR

Le Gameplay :

Dès le début de mon chemin obscur, j’ai été ravi de découvrir que mes déplacements étaient totalement libres, aucune téléportation n’étant proposée ici ce qui fait de Chainman un jeu moderne ou de 2ème génération (pour cet aspect là).

On joue simplement avec la manette Dualshock et uniquement avec celle-ci. La Dualshock convient d’ailleurs très bien aux actions de jeu requises, qui sont minimalistes.

Outre nos déplacements, il est possible de saisir des objets entre ses mains menottées, destinés à débloquer certains passages. La saisie d’un objet est curieusement la seule action qui permet de visualiser ses poignets. Le reste du temps, on connaît notre situation inconfortable, on ressent nos chaînes, mais nous ne les voyons pas, ce que qui me semble être un point d’amélioration possible. En revanche, le fait que nous ne puissions saisir les clés disséminées dans les niveaux qu’entre les dents et qu’elles nous apparaissent sous le nez jusqu’à leur utilisation m’a paru davantage cohérent. Par ailleurs, il possible de choisir l’intensité et donc la portée de la lampe qui est fixée sur notre tête.

Vis-à-vis des zombies, la seule action possible, compte tenu de notre fâcheuse posture, est de les éviter, ce qui n’est pas difficile puisque la plupart d’entre eux sont statiques et ne nous attaquent généralement pas, même lorsque nous sommes devant eux, sauf lors de quelques rares scènes scriptées. Pour être tué par un zombie, il suffit de le toucher, et cela provoque de fait le game over instantané conduisant à devoir recommencer le niveau.

Comme dans tout jeu d’horreur qui se respecte, on a droit à quelques jumpscares qui ne sont ici pas vraiment terrifiants, certains objets (des bouteilles, des pastèques par exemple) explosent certes à notre passage sans qu’on en comprenne vraiment la raison. 

La principale difficulté de Chainman réside dans le fait d’être parfois amené à tourner en rond pour retrouver son chemin dans une obscurité très prononcée.

Un scénario mystérieux :

Le scénario cultive le mystère, puisque le joueur ne sait rien d‘autre hormis le fait qu’il a été fait prisonnier sur une île très sombre et inconnue, et qu’il devra fuir, au vu de l’hostilité des lieux.

Le jeu se déroule dans des niveaux de type labyrinthe dans lesquels il s’agit de trouver la sortie du niveau en trouvant les objets nécessaires à franchir les obstacles, souvent des portes simplement cadenassées freinant notre progression. On recherche ainsi des objets divers tels que des clés, des torches, des bâtons de dynamites, ou des barils par exemple, tout en évitant de se frotter aux zombies qui hantent les lieux.

Les graphismes très sombres et très sobres :

Les décors de Chainman sont très dépouillés et faiblement éclairés, le plus souvent par quelques feux et surtout pas notre lampe frontale. Son éclairage à courte portée n’est pas adapté aux déplacements mais à l’examen de l’environnement de proximité, le choix de la moyenne portée permettant de se déplacer avec un faisceau lumineux plus long mais assez fin, ce qui donne une vue très partielle, à dessein, de notre situation. C’est d’ailleurs le but recherché par Kenji Takahashi.

L’ensemble est fluide mais que l’on se perde dans des mines, sur des pontons ou dans de longs couloirs, les graphismes sont par nature assez ternes. Globalement peu détaillés, il n’y a de fait, aucun flou à déplorer.  

Chainman sur PlayStation VR
Chainman sur PlayStation VR

Le Son :

La bande son est assez répétitive. Il y a peu de musique et la plupart des effets sonores, bien que différents d’un niveau à l’autre, reviennent en boucle dans chacun d’entre eux. Ils ne sont d’ailleurs pas toujours en cohérence avec l’environnent. C‘est le cas du vent, trop présent dans la mine, des bruits de pas un peu trop métalliques un peu partout, ou de celui de l’eau sur les pontons.  Il y a des efforts mais le tout manque de cohérence.  

Chainman sur PSVR
Chainman sur PSVR

Conclusion :

Chainman est un jeu sans prétention, bâti sur une idée originale d’un développeur indépendant qui avec ses 3 associés a le mérite de défendre son jeu sur le marché encore récent de la réalité virtuelle (le jeu est proposé aussi sur Oculus Rift et HTC Vive).

Si Chainman est sous certains aspects ” moderne” (déplacements libres, COOP, entraves), on voit rapidement les limites d’un titre émanant d’une petite équipe qui avec plus de moyens et de soutiens aurait pu produire quelque chose de grande qualité.

Bien que l’idée principale soit de subir la peur que peut susciter une ruelle sombre dans un milieux hostile dans son état le plus brut, le plus dépouillé, je regrette des graphismes fades et peu variés. Un certain nombre d’incohérences dont la rigidité et la cécité des zombies qui ne se sont au final pas vraiment à craindre, ce qui entache le principe d’un jeu basé sur la furtivité. 

D’une durée de vie d’environ 3 heures selon la faculté de chacun à trouver la sortie du dédale obscur de la poignée de niveaux qui composent ce titre, Chainman est proposé à 1980 Yen ce qui équivaut à environ 15€.

Aucune date n’est à ce jour connue pour une éventuelle disponibilité européenne puisque le studio n’a pour l’heure aucun éditeur pour cette partie du globe.