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[TEST] Paper Beast du studio Pixel Reef (Eric Chahi) sur PlayStation VR

Paper Beast - PSVR PlayStation VR - -VR4player.fr

Nous vous parlons de Paper Beast du studio Pixel Reef depuis déjà pas mal de temps. Ceux qui connaissent déjà Eric Chahi et surtout son jeu Another World savent déjà que cet auteur aime bien vous balancer dans un autre monde, comme ça, directement, sans réel tuto ou autre introduction de toutes sortes. Paper Beast suit cette logique. Une intro plutôt sur vitaminée avec une musique Punk Rock Japonaise du groupe féminin TsuShiMaMire.
Cette première courte partie plante le décors, Vous êtes tranquillement en train de jouer ou d’écouter de la musique sur une application VR de rythme mais il y a un bug et vous voilà propulsé dans un monde parallèle totalement numérique. Paper Beast par du principe que l’intelligence artificielle étant de plus en plus performante, un bug dans la ”matrice” vient de créer un programme totalement autonome créant un monde numérique avec sa faune, sa flore et ses propres lois. À vous de vous débrouiller dans ce tout nouveau monde, de comprendre son fonctionnement et d’arriver à en sortir un peu à la manière d’un Robinson Crusoé (pas le jeu VR, la vraie histoire ! ). 

Avant de poursuivre, voici notre test en vidéo (Présenté par Sei et Laurent) :

QuickTest

Jouable à la manette ou aux PS Move. On vous conseil tout de même les PS Move même si la manette permet à tous de profiter de Paper Beast. Bien que nous soyons les premiers à râler lorsque les déplacements sont imposés en Téléportation, il faut bien avouer que Paper Beast arrive à s’en sortir sans trop de dégâts. L’action est assez lente et contemplative pour ne pas avoir à faire des mouvements frénétiques. Le jeu serait mieux avec des déplacements libres mais ça passe ! En mode SandBox, on gère l’échelle et les déplacements aériens en agrippant le vide, un peu comme dans un logiciel de dessin VR. Les déplacements au sol se font en TP, comme dans l’aventure principale.

Paper Beast fait le pari d’un parti pris graphique inédit. S’il peut paraître épuré, ce qui est vrai, il n’en reste pas moins bourré de détails. Le grain du papier qui compose les créatures, le rendu de l’eau et le sable bluffant de réalisme, les traces laissées par les animaux sur le sable. Tout est fait dans Paper Beast pour rendre cet univers auto-généré réaliste et immersif.

Le jeu des lumières lors de la progression est également très abouti. D’une lumière diffuse puissante du désert, nous passons à l’obscurité d’une grotte, un soleil couchant transformant le paysage pour progressivement arriver à une nuit noire presque rassurante ou seule une lampe torche pourra vous aider.

Techniquement sur PS4 (fat) le jeu tient très bien la route. Paper Beast est juste un peu plus flou que sur la PS4 Pro mais rien de bien alarmant. Les carences de la machine sont masquées subtilement pour que ce soit presque invisible pour le joueur.

Lorsqu’on connais la ludothèque d’Eric Chahi, on ne peut pas s’empêcher de remarquer quelques références à ses univers, quelques mouvements de créatures, quelques algues communes, tant d’indices qui laissent à penser que tout est très cohérent dans la vision du créateur.

Paper Beast - PSVR PlayStation VR - -VR4player.fr

Niveau son, mettre de la “Jpop” (Japan Punk Rock) dans un jeu contemplatif ? Oui il fallait oser. Paper Beast veut vous désarçonner dès le départ avec ce mélange de genres atypiques. N’étant pas fan du genre j’ai été plutôt dubitatif sur ce choix mais finalement amusé par la rupture que cela provoque lors de l’introduction du jeu. Lors de votre périple la musique se fera plus ambiante, voir épique et vous accompagnera parfaitement dans ce monde étrange. Des indices sonores omniprésents de la part des créatures ou des éléments consolident parfaitement la cohérence de l’ensemble. Un grand soin a été apporté sur la spatialisation qui guidera le joueur subtilement.

L’immersion est LA grande force de Paper Beast mais aussi ce qui demandera un effort de contemplation au joueur. Le titre de Pixel Reef se découvre en prenant son temps, en demandant de la patience et de l’observation pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur. A ces seules conditions vous rentrerez dans ce monde fait de silences qui veulent tout dire, apprécierez les nombreuses fulgurances dans certaines scènes aussi chaotiques que fascinantes. Le jeu a particulièrement bien fonctionné sur moi grâce à cohérence et son surréalisme, mélangés subtilement pour donner un ensemble déroutant mais tellement dépaysant.

L’aventure principale se termine en 4 heures, plus ou moins, selon l’empressement du joueur. Chaque énigme n’a pas une seule solution mais dépendra de votre imagination pour être résolue. Le plaisir de faire les choses autrement est bien là. D’autant que le comportement des créatures peut tout changer. Personnellement je retourne sur certains niveaux juste pour jouer avec l’eau, créer des barrages monstrueux, tenter de dompter ces éléments pour leurs montrer qui est le boss ( manifestement ce n’est pas moi… ).

Vient ensuite le mode SandBox dont la durée de vie dépendra de votre capacité à vous prendre pour Dieu avec une fourmilière.

Paper Beast - PSVR PlayStation VR - -VR4player.fr
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Paper Beast, un OVNI incontournable !  

TOP Conclusion testPaper Beast est comme le dit son créateur : une odyssée. Ce jeu va diviser certainement de par sa proposition, son gameplay lent et contemplatif, sa téléportation et son coté cryptique dans sa narration. Il a tout de même pour lui un univers d’une grande cohérence, étonnant, enchanteur et surréaliste qui dépayse totalement. Jamais dans un jeu nous n’avions ressenti notre impact sur l’environnement et ses créatures. Le moteur physique et les mécaniques de gameplay n’ont jamais été vues sur un autre titre VR. Des possibilités tellement vastes qu’on peut regretter que le titre ne dure pas plus longtemps.

Il y’a également cette marque des grands jeux qui font la différence : les moments de grâce ! C’est très personnel bien entendu mais certains passages sont d’une beauté onirique saisissante. Cela ne parlera sans doute pas à tout le monde mais si le joueur veut bien se caler sur le rythme de Paper Beast alors l’aventure n’en sera que plus forte.

Pixel Reef offre ici un jeu marquant et assez inédit sur PSVR, une invitation au voyage qu’il serait vraiment dommage de bouder en ce moment. Paper Beast est un incontournable du PlayStation VR dans son style.

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On tient à remercier Pixel Reef pour nous avoir offert un code pour la réalisation de ce test.

L'avis de VR4Player
Test réalisé sur PS4 et PS4 Pro
Scénario
8
Gameplay
7
Graphismes
9
Bande Son
8
Immersion
8
Rejouabilité
8
Rapport Qualité / Prix / Durée
8
Note des lecteurs0 Note
0
Les plus
L'univers dépaysant, enchanteur, cohérent, surréaliste, immersif et contemplatif.
Les mécaniques de contrôle des créatures et de l'environnement.
Le moteur physique incroyablement riche et maîtrisé.
La mécanique des fluides ultra réaliste.
Les énigmes à plusieurs solutions.
Une vraie odyssée dans un monde onirique.
Les moins
Les déplacements par téléportation.
La durée de vie de l'aventure principale un peu faiblarde.
La Jpop, faut aimer.
8

Article de Sei

Ça fait plus de 25 ans que j'ai découvert les jeux vidéo. Je n'arrive toujours pas à décrocher et c'est pas la Réalité Virtuelle qui va arranger les choses 😉

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Commentaires

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  1. J’ai hésité mais finalement craqué pour l’acquisition de ce jeu et je ne regrette pas.
    Malgré son temps de jeu relatif car on prends plaisir à découvrir ou redécouvrir certains moment poétique et magique d’un genre qui lui ai propre , et ça fait du bien.
    Séduit déjà par Eric Chahi sur Amiga étant plus jeune , on retrouve la patte artistique et originale qui ne cherches pas la facilité mais l’étonnement.

      • Rien que d’y penser tu sais déjà qu’il est trop tard 😅

        J’ai pris la version boite normale. Le collector est hors de prix pour son contenu. A titre d’exemple, pixel ripped arrive en janvier dans une édition spéciale, vendue par perp games, proposant la même chose à moitié prix.

        Allez, laisse toi tenter Seï. On parle du 1er jeu vr d’Eric chahi quand même 😘

  2. Sold out.
    2000 copies en normal et 500 collectors partis en moins de 24 heures.
    Le bon et le mauvais côté de Limited Run.
    Surtout que la plupart vont se retrouver sur ebay très bientôt. La seule chance d’avoir une copie serait d’attendre que JustforGames ou qu’un autre distributeur prennent le relais. Dommage pour le collector. Il y aurait eu autre chose comme une figurine de l’immense squelette dino au lieu de cartes postales, pin’s et bo, à 80 euros, je passais à la caisse direct. On parle plutôt ici d’une edition limitée hors de prix.
    Déjà qu’en choisissant la version standard, on en avait pour 45 euros, c’est plutôt cher payé. Mais pour un grand monsieur tel qu’Eric Chahi dont le talent a tellement marqué mon enfance, je ne pouvais pas passer à coté.

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