PlayStation VR : The Walker, Test d’un jeu né trop tard sur PSVR ?

PlayStation VR : The Walker, Test d’un jeu né trop tard sur PSVR ?

11 septembre 2018 0 Par Sebastian
the Walker a lâché ses trophées sur PSVR vr4player.fr

« The Walker » est un wave shooter horrifique développé par « The Winking Entertainment » à qui l’on doit 18 Floors… Après une longue attente, il est finalement sorti sur le store européen le 04 Juillet 2018 au prix de 19,99€. Il se joue à la Dualshock 4 ou aux PlayStation Move uniquement (pas de compatibilité Aim controller). Nous avons profité des fortes températures de l’été pour tenter de se rafraîchir par les sueurs froides que pourrait procurer le jeu. Objectif réussi ? Le Test de The Walker va nous le dire…

Histoire de The Walker :

Le jeu se déroule dans le vieux Shanghai, où des chasseurs de morts-vivants disposent d’un arsenal traditionnel et de talismans chinois magiques. Le jeu nous place dans la peau du dernier né d’une vénérable lignée d’exorcistes la famille Fangxiang dont le but est d’éradiquer des démons au chara-design emprunt à la culture asiatique sous la tutelle de notre maître.

Menu et interface :

Debout et seul dans un petit appartement en bois à l’ambiance sombre (et les pieds fixes), nous pouvons découvrir le début de l’histoire de manière narrée en rencontrant notre supérieur qui va nous dévoiler les aléas du métier d’exorciste en nous emmenant directement dans les rues de Shanghai. Il n’y a pas vraiment d’interface au lancement du jeu, si ce n’est au préalable le logo du studio qui pour le coup me fait plus peur que la production en elle même (l’image du chargement aussi!) mais nous y reviendrons.

Une fois le menu disponible après avoir terminé les vagues d’ennemis du premier niveau, on peut constater qu’il n’y en aura que cinq (avec trois modes de difficulté). Sur la droite, une petite télé deviendra accessible une fois le jeu fini et nous permettra… de refaire trois niveaux d’affilée et en boucle ! J’en ai fait trois ou quatre fois le tour et rien n’a changé, si ce n’est la difficulté peut-être, et je n’ai rien gagné également. Je n’ai donc pas vraiment compris à l’heure actuelle l’intérêt de ce mode, ni le message que l’on a essayé de me transmettre au début de chaque niveau pourtant en gros plan : « Bienvenue dans le », dans le quoi ?? Eh bien, vous n’aurez jamais la réponse à cette question (à part si vous contactez les développeurs pour le leur demander peut-être).

Gameplay et durée de vie de The Walker :

Dans The Walker, nous disposons d’un revolver et d’une lame pour commencer (une autre alternative se présentera à nous une fois tous les niveaux complétés, mais ce sera le seul et unique changement possible). On vise, on tire, les wave shooters n’ont plus de secrets pour nous en réalité virtuelle !

L’originalité de ce titre est qu’il nous offre la possibilité d’utiliser deux talismans magiques. L’un possédant des effets de glace et l’autre de foudre et pouvant être associés à l’arme blanche ou l’arme de poing, plusieurs fois par niveaux, une fois la compétence prête/chargée. Pour cela, il nous suffit de les faire apparaître devant nous et d’emmener avec la main (le move en l’occurrence) le talisman de notre choix vers notre arme afin que la magie opère quelques secondes.

La fonctionnalité paraît sympathique de prime abord, puis devient finalement vite superficielle. C’est bien là le défaut du jeu, il y a plein de bonnes idées et d’intentions (je pense) mais elles ne sont qu’effleurées et malheureusement pas assez exploitées. C’est bien dommage.

En dehors des talismans nous allons donc pouvoir tirer, taper, esquiver en bougeant soi-même, ou bien arrêter des flèches en compagnie de notre arme blanche sur un bestiaire ma foi pas très varié et surtout rempli de Gollums (Seigneur des anneaux).

On retiendra surtout l’histoire de la harpie avec ses bons niveaux dans le métro, ainsi que le gros démon final que je ne vais pas vous décrire pour vous laisser quelques surprises si un jour vous êtes vraiment en manque de wave shooter (c’est possible ça avec tout ce qui sort ??).

En ce qui concerne la durée de vie, il ne m’a fallu qu’une heure et demie pour en venir à bout (ce n’est pas bien difficile). Il ne nous reste alors que la possibilité de refaire les niveaux dans une nouvelle difficulté ou via le mode de la petite télé que je n’ai pas vraiment compris avec les deux armes débloquées ; Mais en toute honnêteté, une fois l’aventure terminée, on n’a pas vraiment envie de s’y replonger tout de suite.

The Walker VR4player.fr

Graphismes :

Sur ce point, rien à dire, ce n’est pas la claque graphique, mais c’est propre, bien conçu, pas trop flou, et peu d’aliasing à l’horizon (ambiances sombres).

Les niveaux sont de plus assez changeants (contrairement au bestiaire comme je le disais précédemment).

Son :

Contrairement aux graphismes qui sont de qualité, on ne peut pas en dire autant à ce niveau, il y a vraiment de grosses lacunes sonores dans The Walker, dommage (encore une fois) car cela casse vraiment l’immersion.

Pour commencer, il n’y a pas de musique, c’est plat, juste des « pan-pan », des bruits de pas et des rugissements. Le problème c’est que ces derniers ne sont pas toujours bien calés.

En effet, il arrive souvent qu’après avoir tué un monstre, l’on entende encore un cri ou quelques pas à la suite de sa mort… Il y a même du sound design manquant dans l’épisode du métro, lorsque la harpie fait son apparition. Il y a bien le bruit du train sur les rails, le bruit des portes et deux trois effets surréalistes, mais lorsqu’elle arrive, seul le train se fait toujours entendre alors qu’elle tape à la vitre, puis la casse, pour enfin tuer et embarquer un passager avant de revenir… Ça coupe la peur, le réalisme, et donc l’immersion. Je n’ai vraiment pas compris ce qu’il s’était passé au sein du studio sur ce passage, car le reste était convenable en dehors des retards !…

CONCLUSION :

The Walker ne m’a malheureusement pas ” rafraichi ” de sueurs froides lors du test. Le jeu n’est peut-être pas sorti au bon moment sur PSVR, il aurait dû sortir au début du catalogue VR. À l’heure actuelle, il ne vaut clairement pas ses 19,99€, je ne peux vous le « conseiller » qu’à 5 ou 7€ maximum : il est court, assez plat (la faute à un travail sonore trop maigre), et n’a pas ce petit plus pour se démarquer des autres comme ont su faire ” Blasters of the Universe “ ou ” Time Carnage “. Dans le même registre horrifique, on lui préfèrera « Brookhaven Experiment », bien mieux fini et réalisé et aussi plus angoissant (mais en promo tout de même !).

Malgré le fait que le jeu comporte quelques bonnes idées et soit le fruit d’un petit studio, il est difficile de lui mettre la moyenne. Espérons que leur prochaine production sera plus aboutie !

 

Avis de VR4player.fr
Test réalisé sur PS4
Gameplay6.5
Graphismes6
Bande Son2.5
Immersion5.5
Rejouabilité3.5
RATIO PRIX / DURÉE DE VIE3
Note des lecteurs1 Note4.7
Les plus
Graphismes propres
Quelques bonnes idées/bons moments
Les moins
Le travail sonore
Ratio prix/durée de vie
Bestiaire pas assez varié
4.5