PlayStation VR : Rush VR, au ras des pâquerettes sur PSVR, le Test

PlayStation VR : Rush VR, au ras des pâquerettes sur PSVR, le Test

4 décembre 2018 0 Par Sebastian
RUSH VR fait le grand saut plus tôt que prévu sur PSVR - vr4player.fr

Rush VR est un jeu de course de wingsuit développé par le studio The Binary Mill initialement sur supports VR mobiles puis Oculus RIFT et la plateforme Steam depuis le 25 mai 2017 sur Steam. Aujourd’hui enfin, il vient de rejoindre notre bon vieux PlayStation Store et devient compatible avec le PlayStation VR. Il n’y a donc pas que Eagle Flight qui peut nous faire voler comme un oiseau aujourd’hui sur PSVR..

Vaut-il la peine de sortir votre meilleure combinaison sur PlayStation VR (PSVR) ? C’est ce que nous allons voir…

Rush VR sur PlayStation VR PSVR, le test VR4player.fr
Rush VR sur PlayStation VR PSVR, le test VR4player.fr

Graphismes et interface :

Soyons francs, si vous êtes un habitué du PlayStation VR (PSVR), vous n’allez pas prendre de claque à ce niveau là dans Rush VR, le menu n’est pas très beau, flou et aliasé, mais heureusement, en jeu c’est déjà plus agréable.

On peut cependant apercevoir un affichage tardif et récurant du décor au loin, cela ne nuit pas à l’expérience, malgré des textures pas très détaillées, il arrive à nous immerger tout en étant plus propre.

En ce qui concerne l’interface de Rush VR, en dehors de son rendu visuel, elle est plutôt bien faite, on se trouve dans l’avion qui va nous faire faire le grand saut et on peut attraper quelques objets pour faire ‘mumuse’ avec si on le souhaite, ou encore essayer de marquer des paniers avec des balles disséminées par-ci par-là. D’autres personnages sont présents ainsi que le choix des modes de jeu ; on va donc pouvoir se lancer dans le mode principal « Race », dans du « Time Attack », dans du « Score Challenge » ou bien alors jouer en ligne avec ou sans nos amis.

Rush VR sur PSVR (VR4player.fr)

Rush VR : Gameplay et durée de vie sur PlayStation VR (PSVR) :

Les options sont assez nombreuses et nous permettrons de régler les paramètres liés à notre confort, de choisir notre manière de jouer. Pour cela, différents types de contrôles sont mis à notre disposition, on pourra se déplacer aux PlayStation move en écartant les bras à la manière de Jesus et en se dirigeant en se penchant vers la gauche ou la droite (aïe mes bras !), tandis que pour monter et descendre et bien on montera ou descendra nos manettes, tout simplement. « Rush VR » est aussi jouable à la Dualshock 4, avec cette dernière on va pouvoir s’orienter avec les sticks ou à l’aide du gyroscope (pas toujours précis celui-là d’ailleurs…). D’autres options sont possibles comme toucher l’endroit où l’on veut aller au fur-et-à-mesure mais on perd alors en immersion. Pour ceux qui préfèrent avancer uniquement à l’aide du casque, ce choix est également présent ! Vous l’aurez compris, il y a pléthore de possibilités de gameplay et l’on pourra de même personnaliser nos tenues qui se débloqueront petit à petit via le mode principal (changement de motifs et de couleurs), même si on ne peut regarder que ses jambes, il est toujours appréciable de pouvoir sélectionner notre accoutrement et d’en gagner.

Il est maintenant temps de se lancer dans le vide. Lorsqu’on lance le mode solo « Race », on s’aperçoit qu’il y a quatre mondes en tout mais seulement un de disponible (les autres se débloqueront grâce aux étoiles que vous gagnerez en fonction de vos positions finales, un certain nombre d’entre-elles est requis pour accéder à chaque environnement). Dans chacun d’entre eux, nous aurons 20 niveaux à faire (pour un peu plus de deux heures à chaque fois), le but consistant à passer dans des anneaux et de finir au moins dans les trois premiers. D’une course à une autre, les anneaux seront placés de manière diverse uniquement nous faisant visiter les moindres recoins de la carte en question. Malheureusement, cela crée une certaine redondance car les parties se ressemblent alors ; on aurait préféré avoir plus de mondes et moins de niveaux dans chaque… La découverte du premier level de chacun des lieux est à chaque fois appréciable mais comme on sera amené à la faire plusieurs fois, le charme s’évapore à la longue. Il nous reste alors quelques intempéries bienvenues pour nuancer le tout, car lorsque le brouillard, la pluie ou l’orage font leur apparition, ça ajoute du bon. Nous allons pouvoir voler dans une vallée, dans les alpes enneigées, dans un canyon, puis dans des montagne brumeuses. Les sensations sont là, c’est agréable de se laisser porter par le vide et le jeu n’est pas spécialement intense (#motion sickness), en effet, ce-dernier ne va pas très vite, ce pourquoi les nausées ne se ressentent que très légèrement → selon votre état de fatigue du moment. Il aurait été appréciable de pouvoir changer la vitesse afin de ressentir davantage d’adrénaline et pour intensifier le tout car elle n’est pas très présente ; lors de nos premiers sauts, ce n’est pas très complexe et le trajet n’est alors pas toujours passionnant, c’est lors des prochains paysages que l’on pourra s’amuser un peu plus en évitant des éléments du décor ou en passant entre des rochers, dans des tunnels, etc… Fort heureusement, il est conseillé de prendre des risques durant la traversée des parcours dans le but d’augmenter notre barre de boost activable une fois remplie (en appuyant sur les deux gâchettes en même temps), ce qui nous permettra d’atteindre la première place plus facilement.

Cette production est donc tout de même amusante et si vous aimez battre sans cesse votre fantôme, le mode contre la montre vous ravira également ; De même, si vous êtes plutôt axé scoring, dans ce cas le mode score challenge vous rendra heureux, et sinon, vous pourrez toujours compter sur le multijoueurs pour concourir avec trois adversaires.

Il y a donc de quoi faire avec nos combinaisons avec Rush VR sur PlayStation VR.

Rush VR sur PlayStation VR PSVR, le test VR4player.fr
Rush VR sur PlayStation VR PSVR, le test VR4player.fr
Rush VR sur PlayStation VR PSVR, le test VR4player.fr

Sons :

Bon point : il y a une option pour couper la musique !

Oui, ce n’est pas vraiment le point fort du jeu… en gros, il y a une musique pour chaque monde (je rappelle qu’il y a 20 niveaux par monde !!), plus un morceau pour le menu ; c’est peu et donc cela devient assez vite rébarbatif. En ce qui concerne les sons ambiants, ils font le nécessaire, des « Whoosh » permanents représentent notre combat contre le vent et les éléments, tandis que des bruits environnementaux viendront combler le reste comme des intempéries, des petits oiseaux ou des avions qui feront parfois irruption. Si on met sa petite playlist Spotify avant de s’élancer, tout fonctionne 😉

CONCLUSION :

« RushVR » ne satisfera pas tout le monde ; si vous êtes à la recherche de sensations fortes sur PlayStation VR (PSVR), vous serez peut-être déçu par ce titre car la vitesse pourra vous frustrer par sa lenteur (mais du coup, peu de motion sickness) ; en revanche si vous cherchez uniquement à vous divertir contre trois adversaires dans des courses à checkpoints à la difficulté croissante et à l’immersion malgré tout présente, il saura vous satisfaire avec ses nombreuses options et ses modes de jeux divers. Si on enlève la redondance de ses parcours et de ses musiques (heureusement qu’il y a des intempéries), « Rush VR » est un jeu assez sympathique avec pas mal de contenu dont un mode multijoueurs qui vous permettra également d’en profiter avec vos proches (ou pas).

Avis de VR4player.fr
Test réalisé sur PS4 standard
Gameplay6.5
Graphismes5
Bande Son5.5
Immersion 6.5
Rejouabilité7
Ratio Prix/Durée7
Note des lecteurs0 Note0
Les plus
Pas mal de contenu
De nombreux paramètres
Les intempéries
Les moins
Trop peu de mondes différents
Un peu lent
Des textures grossières
La musique barbante (pas assez de morceaux)
6.5