PlayStation VR : Rangi, un don venu d’Afrique, le Test

PlayStation VR : Rangi, un don venu d’Afrique, le Test

10 mars 2018 1 Par Cyril Thevenot
Rangi le 6 mars sur PSVR vrplayer.fr

Rangi fraîchement arrivé sur le PSN store le 6 mars dernier est un jeu du studio Funsoft situé à Casablanca au Maroc. C’est un puzzle game dans le plus pur style. Les développeurs ont pour ambition au travers de l’aventure de nous faire “découvrir” le continent africain ou du moins sa culture, ses couleurs et sa musique, tout un programme. Déjà disponible sur les casques Oculus RIFT, HTC Vive, Google DAYDREAM et Samsung GEAR VR depuis une poignée de mois, la critique est positive. En sera t’il de même sur PlayStation VR ? La réponse dans les lignes qui suivent.

Menu et Interface de Rangi

Menu ! vous avez parlé de menu ?

Il y en a un oui mais alors dans la forme la plus épurée qui soit. Une fois l’application Rangi lancée nous tombons sur le Home-Page et nous nous situons au centre d’une structure à ciel ouvert. Trois possibilités s’offrent à nous :

  • Reluquer la collection d’artefacts que l’on aura récupéré.
  • Jeter un œil sur les réglages disponibles : jouer sur le volume des effets et de la musique. Faire un restart global du jeu si vous souhaitez reprendre la partie depuis son début.
  • Lancer la partie : chaque énigme résolue sera disponible ici afin que vous puissiez constater votre évolution dans le jeu, poursuivre ou tout simplement revenir sur l’une d’elle.

Et c’est tout les amis.

Le Scénario

Les développeurs ont donc souhaité s’inspirer fortement de la culture, de l’art et du mysticisme du continent africain pour bâtir leur histoire. Même si celle-ci reste minimaliste, vous avez un but dans Rangi : remettre de l’ordre dans l’ordonnancement des choses. En effet, Matata, le mauvais Djinn, sorcier… a rompu le charme universel du rythme de toute chose. Pour ce faire il a volé la force vitale des Music Giants (sorte de Dieux) gardiens du tempo universel qui unit toute chose. Une prophétie dit qu’un jour cela changera, que quelqu’un sera l’élu. Pour s’en prémunir, Matata, pas idiot a disposé de nombreuses et insidieuses énigmes à même de rebuter le plus téméraire. Et si cela ne suffisait pas, des pièges mortels sont là en garde fou. Il Va y avoir du stress dans l’air.

Le Gameplay

Si le Gameplay de Rangi est là aussi minimaliste, des efforts ont été consentis. Le jeu est jouable aussi bien à la DualShock qu’aux PS move. Peu de commandes sont nécessaires. Particularité , si vous jouez avec la DualShock, vous aurez un sceptre à la pierre magique en main. Alors que si vous jouez avec les PS move vous aurez le fameux sceptre dans une main et un de forme différente dans l’autre. Au moins on est équilibré.

Pas de déplacement libre, c’est de la téléportation dirigée de point en point. Vous visez le point avec votre sceptre puis gâchette pour action. Vous pourrez tourner sur vous même en faisant des quarts de rond ou en vous servant de la détection des leds du casque. Si j’ai une tendance naturelle à préférer le second choix, ici j’ai souffert de la perte de reconnaissance de mon sceptre, celui-ci partant en sucette. Le gameplay est donc simple, c’est du : je vise, j’appuie, je déplace.

Cependant ce n’est pas rébarbatif et les développeurs au fil de votre progression ont modifié la mécanique des résolutions d’énigmes vous obligeant à sortir de vos habitudes d’action et de réflexion. Un bon point pour lutter contre la monotonie.

Point négatif selon moi, ce sont ces phases de transition entre chaque énigmes d’autant plus que si elles commencent par une petite animation, on se retrouve rapidement dans le noir le plus absolu sans son en moyenne une dizaine de secondes. Une éternité pour notre époque. C’est dommage, une animation aurait été bienvenue pour faire patienter.

Les Graphismes

La encore on reste dans la même veine que pour les autres parties du test : c’est minimaliste, épuré mais bien réalisé. Les plans étant fixes, pas de flou ou d’aliasing à déplorer. C’est ambiance cartoon, relativement cubique mais réussie. Si je devais comparer, je dirais que graphiquement ça se rapproche d’un Ancient Amuletor ou d’un Wayward Sky. La comparaison s’arrête là. Chaque énigme a droit à son univers, sa couleur, ses structures faites de la main de l’homme. Toujours ce soucis de nous faire “voyager” à travers le continent, les couleurs rappelant la diversité des paysages de celui-ci (vert, ocre…..), l’architecture, l’époque ou le lieu. C’est du moins mon ressenti.

Bruitages et Sons

Tout y est fait pour vous zénifier. Les méninges risquant pour certains de chauffer, les dev se sont dit, on va les ménager en leur mettant ce que notre culture a de sympa dans le thème choisi. Toujours ce besoin de mysticisme et de “découVRir” l’art, la culture du continent. Les musiques sont donc envoûtantes, elles vous placent dans l’ambiance. Mais il y a un mais, elles ne sont pas suffisamment variées.

Les bruitages se limitent au strict minimum, quelques clacs, raclement d’un bloc de pierre déplacé…. rien de folichon.

Conclusion

Rangi est un jeu sans prétention il n’est pas là pour révolutionner le genre puzzle game, il fait le boulot et il le fait bien. Même s’il est minimaliste, il est varié, progressif et nous invite à “ découvrir “ le continent africain. Bien accueilli par la critique sur les autres plateformes, il en est de même pour moi sur PSVR, j’ai été conquis et je ne suis pourtant pas fan du genre. 

Comptez 3h pour finaliser le titre voir plus selon le niveau de chacun. C’est court sans l’être mais à 10 € ça reste correct. 

Une fois fini le titre pour ma part je n’y reviendrai pas mais c’est propre à ce genre de jeu excepté pour les passionnés. 

L'Avis de Soluce PSVR

L'avis de VR4player.fr
Test réalisé sur PS4 PRO
SCENARIO4
GAMEPLAY6.5
GRAPHISMES6
BANDE SON5.5
REJOUABILITE3
IMMERSION6
RATIO/PRIX7.5
Note des lecteurs2 Notes6.6
Les plus
Ambiance
Le choix du controleur
Variété
Les moins
Transitions Hyper longues
Manque de variété sonore
5.5