PlayStation VR : 3 flops de la critique inquiétants sur PSVR

PlayStation VR : 3 flops de la critique inquiétants sur PSVR

26 mars 2018 14 Par Cyril Thevenot
The Inpatient sur PlayStation VR
The Inpatient sur PlayStation VR

The Inpatient, Bravo Team, Ark Park, trois titres qui s’ils peuvent être qualifiés de ” réussite ” commerciale (pour les 2 premiers), sont chacun à leur niveau un ” bide ” pour la VR sur PSVR.

Décidément, les débuts d’années pour le PlayStation VR se ressemblent et ont le même goût d’amertume pour les possesseurs du casque. Le premier trimestre 2017 avait vu une période de famine de titres VR de qualité mettant à l’époque le PSVR et plus largement la VR en péril. Seul Resident Evil 7 sorti en janvier 2017 avait su apporter du baume au coeur aux joueurs PSVR, tenant à bout de bras la communauté. Par la suite, grace à l’arrivée de titres de qualité (Farpoint) cette situation avait disparue laissant place à une fin d’année en fanfare avec des titres comme Skyrim VR, Doom VFR…

Mais voilà, avant l’expression jamais ” 2 sans 3 “, il y a l’expression : “un train peut en cacher un autre “. Et c’est donc par un bis repetita que l’on débute notre trimestre 2018.

Pourtant pour le lancement d’une nouvelle année VR tous les feux étaient au vert :

  • Deux millions de casques vendus.
  • Un engouement certain des consommateurs pour la VR suite aux rabais tarifaire du black Friday et des fêtes de fin d’année.
  • L’emergence de nouveaux studios tel que Survios dynamisant le milieu et créant une concurrence des idées et des projets.
  • Un capital d’expérience d’une année pour les studios de la première heure.
  • Une prise en considération de la VR par les éditeurs de l’industrie du jeu-vidéo
  • Une volonté certaine de Sony de communiquer et de soutenir son produit.

Mais c’est lorsque que l’on pense que nous sommes sur les rails de l’aube dorée que l’on dérape.

Le calendrier de ce trimestre 2018 s’il n’était pas pléthorique était constitué de titres à même de soulever la curiosité et l’intérêt des joueurs. The Inpatient et Bravo Team de Supermassive Games créateur du très bon jeu Rush of Blood, édités par Sony s’annonçaient comme deux must have de ce début d’année. Nous étions conquis même si certains déjà émettaient un bémol ayant vu les démos tourner lors des différentes games week. L’implication de Sony dans la promotion de ces titres semblait également être un gage de qualité : spots publicitaires, bundle AIM, version physique des titres. Il n’en fut malheureusement rien. Si les deux titres précédemment cités ont rencontré un « succès » commercial, il ne faut pas en rester là car c’est l’arbre qui cache la foret. Ce succès commercial est tout relatif, face à la carence de jeux les consommateurs se sont jetés sur ces deux titres comme des morts de faim. La déception fut à l’arrivée grande. Les titres s’ils ne sont pas mauvais, s’ils apportent une expérience de jeu et s’ils sont graphiquement interessants ne sont pas à la hauteur des espérances des gamers. Pire, ils révèlent un certain immobilisme créatif des jeux sur PSVR. Supermassive Games par des choix « mal opportun » semble ne pas avoir capitalisé l’expérience acquise ou semble avoir atteint ses limites.

L’autre titre attendu par la communauté était Ark Park un jeu du studio indépendant chinois Snail Games, annoncé de longue date sur PSVR. Le titre semblait également prometteur. Qui ne souhaite pas se confronter aux dinosaures ou se prendre pour le professeur Alan Grant (Sam Neil) ou pour Ian Malcom (Jeff Goldblum) de Jurassic Park ? Le thème des dinosaures avait déjà été abordé par Cryteck avec son titre Robinson the Journey lors du lancement du casque. La voie était tracée.

Ark Park est arrivé sur nos Playstation store depuis le 22 mars, vendu 50 euros et c’est un carnage (je vous laisse découvrir le test de Laurent).

Pour la deuxième fois consécutive, le début d’année pour les possesseurs du PSVR a un goût amer. La qualité des jeux ne semble pas avoir progressé ni leur variété de style ni leurs mécaniques de gameplay. La faute à des contraintes technologiques imposées par les caractéristiques du PSVR ? Ou du au fait qu’hormis des studios comme Bethesda ou Ubisoft, seuls les studios indépendants s’intéressent à la VR ?

Et soudain la lumière jaillit dans le PSVR !

Comme pour le début de l’année 2017, un titre a unanimement renversé le coeur des joueurs et mis en lumière aux yeux du monde la qualité du PSVR et de ce qu’apporte la VR. Si des titres comme Sprint Vector, Knockout League avaient déjà comblé un manque c’est bien Moss du studio Polyarc qui est devenu le fer de lance de la VR sur PSVR.

  • Non, le PlayStation VR n’est pas mort.
  • Non la VR n’est pas une ineptie de la vie.
  • Non le PlayStation VR n’est pas le penchant électronique de l’appareil à raclette que l’on sort du placard uniquement lorsque l’on fait une soirée entre ami.
  • Non le manque d’intérêt des majors de l’industrie n’est pas rédhibitoire, les studios indépendants lorsqu’ils ont du talent font des merveilles.
  • Oui le PlayStation VR peut encore nous épater, la PS4 et plus précisément la PS4 PRO en a encore sous le capot, Moss en est l’exemple même, le PSVR n’est pas exploité à sa juste valeur. Certes quelques contraintes peuvent parfois limiter l’expérience mais Polyarc et son jeu Moss prouve que de grandes choses peuvent encore être faites sur la génération actuelle du PSVR.

Le temps défile vite et l’inaction tue !

Cependant le temps défile vite, une année compte double en technologie. Les consommateurs se lassent vite de leurs produits et sont toujours en quête de nouveautés. La concurrence fourbit ses armes, HTC va sans plus tarder commercialiser son casque nouvelle génération VIVE PRO, Microsoft risque fort lors de l’E3 prochain de se lancer dans la VR en rendant sa Xbox One X compatible VR venant ainsi chasser sur les terres VR dédiées aux consoles que Sony s’est accaparé. Le prochain E3 sera comme le précédent : capital pour Sony et son PSVR afin de rester dans la course et proposer le gameplay qui lui fait défaut. Qu’en je vous dis que c’est un bis repetita !