PlayStation VR : Monster Of The Deep – Final Fantasy XV, notre Test Review

PlayStation VR : Monster Of The Deep – Final Fantasy XV, notre Test Review

10 janvier 2018 4 Par Marc Spiquel

Monster Of The Deep disponible sur PlayStation VR est un jeu en réalité virtuelle développé par Square Enix, bien connu pour sa licence japonaise Final Fantasy.

Monster Of The Deep est justement une sorte d’extension à son dernier épisode en date, Final Fantasy XV, nous invitant à quelques parties de pêche dans l’univers d’Eos. Alors, que l’on aime la saga Final Fantasy ou non, et indépendamment de notre attirance pour la pêche à la ligne, que vaut intrinsèquement, et sans a priori, cette expérience atypique sur PlayStation VR ? Square Enix signe t’il là le renouveau de la licence ?

L’interface de jeu de Monster of the Deep :

Au lancement du jeu, le joueur est mis dans l’ambiance puisque le titre apparaît au-dessus de sa tête alors que nous sommes dans les profondeurs, entourés de poissons plus ou moins sympathiques.

Le début est consacré à choisir son avatar, ses vêtements et ses accessoires, puis à visiter la petite maison qui nous servira de repère entre deux parties de pêche et à partir de laquelle nous pourrons choisir nos missions et faire évoluer notre tenue, notre matériel, notre canne à pêche et ses appâts.

Nous y croiserons souvent certains personnages de Final Fantasy. Tous s’expriment, au choix, en japonais ou en anglais, aucune traduction française, même sous-titrée n’étant hélas proposée.

Ils nous situeront et nous motiveront à nous mettre au volant de la voiture, partir sur l’un des points d’eau proposés, au prix de temps de chargement assez longs, afin d’y capturer quelques nouveaux spécimens nous permettant de parfaire notre culture ichtyologique.

Le gameplay : on lance et on mouline !

Dans son repère de pêcheur, le joueur découvre le premier principe du jeu : les déplacements ne s’effectueront toujours, quel que soit l’environnement, qu’en mode téléportation, et en pivotant avec les touches croix et rond. Mais venons en donc au cœur du jeu : la pêche à la ligne sur différents points d’eau.

Monster Of The Deep se joue à la manette Dualshock ou aux PS Move, ces derniers ayant l’avantage de nous faire réaliser les gestes du lancer et du moulinet, ce qui est plus réaliste que les sticks analogiques de la Dualshock pour ce type d’actions.

Avant de lancer sa ligne, il est judicieux d’avoir recours au sonar que nous portons dans notre poche et que l’on peut saisir d’une main pour lui faire envoyer un signal effectuant une sorte de scan des lieux nous indiquant les zones des viviers les plus actifs. Ensuite, les actions consistent invariablement à repérer au mieux sa cible, à viser lors du lancer, puis à mouliner pour déplacer son hameçon sous l’eau puis à ramener le malheureux qui a fini par y mordre sur notre rivage. Avant de pouvoir le jeter dans le sceau prévu à cet effet, il est nécessaire qu’une fois accroché à l’hameçon, nous ne le laissions pas s’échapper, mais il suffit pour cela de respecter le timing des flèches nous indiquant, à la manière d’un QTE, la direction dans laquelle il faut tirer.

Ce qui m’a le plus gêné dans le gameplay, c‘est la forte imprécision du lancer et surtout l’absence de proportionnalité entre le geste accompli par le joueur et la distance à laquelle est projeté l’hameçon. Un simple petit geste de la main peut aussi bien provoquer un jet de quelques mètres ou un lancer à l’autre bout de l’étang. Ce point est non seulement agaçant, mais il est surtout nuisible au réalisme du jeu.

Un scénario simple, prétexte à d’étranges parties de pêche !

Le jeu est doté d’un petit scénario pour sa partie histoire. Nous l’ignorions, mais tous les protagonistes de Final Fantasy XV sont passionnés par la pêche et chacun d’entre eux sera notre initiateur sur chaque nouveau spot. Pour en devenir le maître incontesté, il s’agit toujours, dans cet ordre, d’écouter leur long monologue d’accueil, puis de pêcher une poignée de poissons avant d’affronter un poisson monstrueux qui fait office de boss de fin de niveau à l’aide d’une arbalète avant de le capturer enfin à l’aide de sa canne à pêche. Plus le fretin récolté s’avère conséquent en poids, plus la phase de pêche traditionnelle est rapide. Les poissons pêchés nous rapportent, en fin de niveau, des points de crédits qui seront utilisables pour acquérir du matériel plus performant.

Ce principe est très répétitif car on a rapidement le sentiment de devoir refaire faire la même chose dans un espace différent.

Le jeu comprend aussi un mode challenge reposant sur un système d’invitations après avoir réussi certaines étapes du mode histoire, un mode basé sur le scoring ainsi qu’un mode de jeu libre.

Les graphismes : des environnements variés mais pas très beaux

Les développeurs ont le mérite d’avoir varié les environnements : mer, lacs, étangs, marécages et cascades permettent à première vue de renouveler l’attrait pour un nouveau lieu de pêche. Hélas, l’ensemble est gâché par des graphismes flous et qui scintillent souvent, même sur PS4 Pro. La texture de l’eau, assez fluide, n’est pas être catastrophique mais tout juste moyenne.

Quant aux animations, celles des poissons, nombreux et variés, sont correctes, mais celles des personnages comportent des bugs importants rendant parfois leur démarche hachée ainsi que des erreurs d’orientation ou de positionnement, certains regardant ailleurs tout en s’adressant à nous.

Un point qui vient encore un peu plus ternir l’ensemble est l’absence totale d’animations lorsque l’on remonte un poisson puisque l’on est tout simplement privé, quel que soit le type de poisson, de pouvoir le saisir au terme de la prise. Après la sortie de l’eau, le joueur a le droit à une ellipse prenant la forme d’un court écran noir suivi de la vue de sa prise sous sa main gauche. Il s’agit là d’un frein aussi majeur qu’inattendu à l’immersion.

La Bande Son :

La bande son de Monster Of The Deep est composée de musiques calmes dans la première partie de chaque niveau, puis de mauvais pop-rock lors des phases d’arbalètes, plus nerveuses. Les bruits d’ambiance sont assez simples et agréables, mais sont parfois recouverts par la musique trop présente, que l’on peut toutefois changer, voire par les voix des personnages qui s’exclament au regard de nos prises.

Conclusion :

Le mélange improbable entre un jeu de pêche et l’univers d’un RPG était un pari risqué mais qui peut éveiller la curiosité de certains joueurs. Malgré la présence de plusieurs environnements de jeu, le résultat est insuffisamment soigné, que ce soit dans la jouabilité approximative et frustrante, dans les graphismes flous et ses animations manquantes et dans la répétitivité implacable de l’ensemble d’un titre souvent bavard et aux temps de chargements trop longs.

Les fans absolus de Final Fantasy et très patients pourront apprécier la bonne durée de vie de Monster Of The Deep qui contient un nombre conséquent de challenges, mais les autres joueurs risquent fort de s’en agacer et de s’y ennuyer.

L'avis de VR4player.fr
Test réalisé sur PS4 PRO
GAMEPLAY3
GRAPHISMES4
SCÉNARIO4
BANDE SON3.5
REJOUABILITÉ3
IMMERSION3
RATIO PRIX / DURÉE DE VIE4
Note des lecteurs1 Note5.5
Les plus
Un jeu hors normes
Des environnements assez variés
Grande variété de poissons
Les moins
Très répétitif
Des graphismes flous
Les coupures lors de la fin des prises
Des temps de chargement trop longs
Les personnages trop bavards
Pas de traduction française
3.5