PlayStation VR : Doom VFR, Bienvenue en enfer sur PSVR ! Test – Review

PlayStation VR : Doom VFR, Bienvenue en enfer sur PSVR ! Test – Review

11 décembre 2017 13 Par spanks

Doom VFR de Bethesda, Retour vers l’enfer !

Doom VFR test review VR4player.frC’est quoi Doom VFR ? A t-on encore besoin de présenter Doom, le FPS qui a marqué plusieurs générations ?

Doom parait pour la première fois en 1993, il est développé et édité par ID Software et est un peu considéré comme  le petit frère de Wolfeinstein 3d sorti l’année précédente, c’est une grosse révolution pour l’époque. Le jeu connait un immense succès et devient rapidement une référence. Il connait plusieurs suites sur PC (Doom 2, final Doom..) ainsi que plusieurs déclinaisons et sort les années suivantes sur beaucoup de plateformes (Super nes, Playstation, Saturn….). Ce FPS mi science fiction mi horrifique vient même  inventer un genre de jeu : Le « doom-like ».

La plus grosse évolution du jeu commence en 2004 avec la sortie de Doom 3 sur pc puis sa version améliorée Doom 3 BFG en 2012. Le dernier Doom en date sort en 2016 (sobrement appelé « Doom ») se dit être un reboot du premier épisode. Les rêves étant permis, on se prend rêver de jouer au premier FPS que l’on a connu en réalité virtuelle mais rien ne vient à l’horizon. Contre toute attente, nous apprenons à l’E3 dernier que ce rêve deviendra réalité dès cette année sur PSVR. Cette version du jeu est toujours développée par ID Software et éditée par Bethesda.

L’attente fut longue mais Doom VFR est enfin arrivé sur nos PSVR ce 1er décembre 2017, alors qu’en est-il ?

Introduction et interface de Doom VFR :

Même si Doom VFR tourne sur le même moteur graphique que Doom sorti en 2016 et en reprend certains décors, le jeu a totalement été recréé et pensé pour la réalité virtuelle, il ne s’agit donc pas d’un portage du jeu complet mais d’une sorte de spin of.

On démarre donc Doom VFR et on tombe sur une interface où l’on a pas beaucoup de choix puisque l’on ne peut sélectionner que le mode campagne. Au moins c’est simple. Une fois passé ce menu on choisit son emplacement de sauvegarde, trois parties différentes peuvent être crées (ça c’est une excellente chose) puis on règle la difficulté et c’est parti. Il faut savoir que le jeu offre cinq niveaux de difficultés qui vont de « bleusaille » à « ultra cauchemar » mais que les deux derniers seront à déverrouiller, on aura donc uniquement le choix entre les trois premiers au lancement. La rejouabilité est donc priorisée.

On remarque dès le début que Doom VFR est tout en français que ça soit les voix ou les menus, ce qui est très bien pour un jeu VR en 2017. Un bon point pour Bethesda qui traite pour le coup son marché domestique dans sa globalité et ne laisse personne sur le carreaux.

Le scénario

A la base Doom met en scène un marines qui est envoyé sur Mars malgré lui suite à un refus d’obéir à ses supérieurs et se retrouve à affronter des démons dans une ambiance assez sombre. Dans Doom VFR, le jeu se passe toujours sur Mars dans une base spatiale, mais on incarne ici un scientifique qui se fait coincer dans un ascenseur et tué par un démon dès le début du jeu. On peut dire que ça commence bien ! Il se réveille et s’aperçoit qu’il n’est pas totalement mort (je sais ça fait bizarre mais avec la SF, tout est possible). Après quelques manipulations il parvient à transférer son âme dans une armature de combat qui lui apportera quelques atouts pour affronter les démons qui grouillent un peu partout dans la base.

Pour s’en sortir, il faudra donc enchaîner les objectifs qui généralement ne sont pas très recherchés, il y aura bien quelques interactions mais rien de bien difficile à réaliser, et rien de bien marquant. Le scénario ne va donc pas chercher bien loin et on ne s’attardera pas beaucoup dessus. Mais le scénario n’a jamais été un point fort de Doom, il est surtout un prétexte pour partir démonter du démon dans tous les sens à l’aide de nos « nouveaux pouvoirs » procurés par notre armure de combat. On ne perd jamais trop son temps à chercher son chemin car les niveaux sont simples et pas trop labyrinthiques, les objectifs sont toujours bien indiqués. Encore une fois, priorité à l’opération démontage !

On se retrouve souvent dans des « arènes » confrontés à toutes sortes de monstres imposants tous plus emblématiques les un que les autres de la série Doom. Et quel plaisir de se les farcir en VR à gros coups de sulfateuse ou de fusil à pompe. On retrouvera également des bonus sur les maps lors des affrontements pour nous donner un coup de main comme l’invincibilité, le mode bersek (qui nous permet de nous téléporter directement sur les ennemis et les exécuter sans avoir besoin de les blesser avant), le quad damage (plus de dégâts) ou la méga santé. La volonté des développeurs de miser sur l’action est palpable. Plus on passe les niveaux plus l’action devient intense. Les phases d’actions sont très bien rythmées, nerveuses et deviennent rapidement jouissives. L’ambiance de Doom est belle et bien là.

Le jeu est composé de 8 niveaux dans lesquels nos chers développeurs ont pris soin de disséminer quelques petits secrets qui vont des Doom guys à trouver aux mini jeux cachés. Ceci offrira un peu de rejouabilité au titre pour les joueurs ayant envie de tout finir à 100%, à savoir que tous les chapitres sont rejouables une fois le jeu fini pour trouver ce qui nous manque.

On devra trouver des « cellules argent » sur notre chemin pour améliorer notre santé et bouclier, la durée des ralentis durant les téléportations et augmenter la taille des chargeurs de nos armes. Il existe également des bornes pour améliorer nos armes mais le système n’est pas très poussé : on débloque des « modules » pour les armes, un système qui nous permet de faire un tir chargé plus puissant. On retrouve bien sur dans notre arsenal toutes les armes les plus mythiques de Doom, du fusil à pompe au lance roquette, en passant par la sulfateuse.

Les trophées sont assez faciles à obtenir, la plupart seront déverrouillés une fois le jeu fini pour la première fois.

Le Gameplay

Pour apprendre les mécanismes de jeu de Doom VFR, nous aurons droit à un petit tutoriel court et efficace au début du jeu qui nous apprendra rapidement toutes les bases. Tutoriel testé par l’équipe de VR4player lors de la PGW.

Pour pimenter les affrontements contre tous ses démons, le jeu nous propose donc des touches pour strafer et inclut un système de téléportation qui provoquera un effet bullet time. On pourra également grâce à ça effectuer des « téléfrags » en se téléportant directement sur les ennemis lorsqu’ils seront bien blessés (lorsqu’ils clignotent en bleu) afin de les exécuter et de récupérer des items comme de la vie ou des munitions. A ceci, nous pouvons rajouter une espèce de bouclier répulsif qui éloignera les ennemis et nous permettra d’y voir plus clair si on se fait déborder. A noter que dans le Doom de 2016 les exécutions se réalisaient au corps à corps, les développeurs ont donc modifié ce système pour rendre le jeu plus accessible en réalité virtuelle et ça marche plutôt bien.

Tous ces éléments de gameplay permettront au joueur de choisir sa façon de gérer les hordes d’ennemis auxquelles il devra faire face car il faudra bien bouger pour éviter de se faire démembrer. Le jeu est adapté pour trois types de controlers : la manette, l’AIM Controller et les PS Move. Dans les options il est également possible d’opter pour une rotation fluide ou segmentée et de régler la sensibilité.

Les trois ” controllers ” passés au crible :

A la manette Dualshock :

Le jeu est totalement jouable à la manette, toutes les touches sont là ou elles doivent être, c’est très intuitif et de la même manière que Resident Evil 7, la visée se fait à la tête. C’est efficace et bien pensé.

Certes l’immersion est peut être entachée du fait qu’on n’a pas l’impression de tenir une arme dans la main mais on joue sans se prendre la tête (mais simplement en la bougeant) assis au fond du canapé peinard et tout fonctionne correctement. Seul petit bémol, lorsqu’il faut se téléporter sur des plateformes en hauteur, il ne faut pas avoir de torticolis puisqu’il faudra lever suffisamment haut la tête tout en visant pour bien placer le curseur. Mais après quelques séances la gymnastique est acquise.

Les armes sont un peu hautes également, ça fait peut être une drôle de sensation au début mais on s’y fait assez vite.

A côté de ça les déplacements sont fluides, et on ne ressent aucune gêne, à part peut être pour les plus sensibles mais ça c’est une autre histoire.

A l’Aim controller :

Ce contrôleur a réussi à prouver son efficacité et sa précision sur certains jeux comme Farpoint, que donne t-il sur Doom ?

Les déplacements sont les mêmes qu’à la manette de ce côté là aucun soucis mais certains points viennent malheureusement entacher l’immersion qu’il procure.

  • Dans Doom VFR on se sert des deux mains : une pour tenir la grenade ou l’arme secondaire et une pour l’arme principale. Le problème étant qu’on tient l’AIM à deux mains, il y a donc une incohérence qui gênera certains joueurs.
  • Lorsque l’on se sert de l’arme secondaire c’est pire, la visée se fait à la tête, on se retrouve donc avec une visée à la tête pour l’arme que l’on tient dans la main gauche et une visée à l’AIM avec l’arme que l’ont dans la main droite (ou l’inverse pour les gauchers), ce qui n’est vraiment pas pratique en plein combat. Une gymnastique du cerveau devient donc obligatoire (pour un Doom, il faut le faire..).
  • Quelques petits bugs ne sont également pas très agréables : lors des déplacements notre arme tremble, ce qui peut être gênant et lors des strafes l’arme reste décalée d’un côté ou de l’autre, de même lorsque l’on avance ou lorsque l’on recule.
  • Le bouton pour changer d’arme est très mal placé et est difficilement atteignable lors des phases de combat (la plupart des joueurs découvriront ce bouton caché et en ignoraient totalement l’existence).
  • La précision aussi n’est pas totalement au rendez vous et on ne mettra pas des headshots facilement.

Il ne faut donc pas s’attendre à ce que le AIM fasse le boulot aussi efficacement que sur Farpoint mais le jeu reste tout de même jouable, malgré ces défauts.

Au PS Move :

De tous les modes de déplacement, c’est le plus difficile à prendre en main, il est très laborieux de se déplacer et de se sentir libre, les contrôleurs ne sont pas du tout adaptés et après l’avoir testé la plupart des joueurs reviendront rapidement jouer à la manette ou à l’AIM controller. Les plus têtus persévéreront certainement mais il leur faudra du courage pour arriver à s’adapter.

Les graphismes

Le jeu est beau sur PS4 pro, il n’y a rien à dire de ce côté là. Il y a certes toujours un peu d’aliasing et un peu de flou (sans doute les limites du casque) mais le boulot est fait et bien fait. les ennemis sont très bien représentés et imposants, même de loin. Ils ne donnent pas envie de s’y frotter mais quand il faut, il faut. Il reste également dans la moyenne haute sur PS4 classique.

Niveau graphismes ce Doom VFR n’a rien à envier à tous les titres précédemment sortis sur le PSVR, Id Software et Bethesda on fait du bon boulot.

Le son

De la bande son je retiendrais surtout les musiques rock et bien pêchues pendant les combats. Celle-ci qui plongent le joueur littéralement en phase de transe pendant les scènes d’action car les monstres arrivent au rythme de la musique, c’est très efficace et jouissif, on est complètement plongé au cœur de l’action ! Du tout bon. Immersion garantie.

Doom VFR le Test
Doom VFR le Test
Doom VFR le Test

Conclusion

Doom est un bon jeu, un gros défouloir, c’est beau, fluide, nerveux, et on y prend beaucoup de plaisir. Il reste cependant un peu court, on finit le jeu et on en veut encore plus. Mais on se surprend à directement le recommencer pour trouver tous les petits secrets qu’on ne s’est pas attardé à trouver lors de notre première session. Et puis les niveaux de difficultés débloqués ont un goût de reviens y. On se demande d’ailleurs pourquoi Bethesda n’a pas choisi, à la manière de Skyrim VR, de nous refaire le Doom de 2016 dans son intégralité, ce qui aurait certainement bien fonctionné, on aurait pu ainsi qualifier le titre de vrai AAA.

Aucun des  modes de déplacements proposés ne sera vraiment au point si on n’aime pas jouer à la manette, ce qui fera tiquer les plus exigeants d’entre nous. On espère une mise à jour de la part des développeurs pour rendre l’expérience plus agréable à l’Aim controller mais on ne peut par contre pas trop leur en vouloir pour la mauvaise optimisation des PS Moves qui sont très difficilement adaptables à un jeu aussi rapide que celui-ci…Rappelons-nous tout de même que nous avons été moins exigeants avec Resident Evil 7 à l’époque de ce côté là, qui lui ne nous proposait que la manette (et toujours d’ailleurs).

On aurait éventuellement aimé un mode arcade incluant du scorring pour offrir une plus grande rejouabilité ou encore un mode coopération. Mais il est à noter que deux niveaux bonus dans l’ambiance du Doom original pourront être débloqués ce qui ravira les plus nostalgiques. On saluera bien sûr l’initiative d’Id Sotfware et de Bethesda de nous avoir porté la licence Doom sur nos PSVR et puis ils nous sortiront sans doute du nouveau contenu.

Le jeu vaut à peu près son prix de 30 € pour les 3h assez intenses qu’il peut nous offrir (peut être même 4h en cueillant des pâquerettes) et on prendra plaisir à le recommencer. Malgré sa faible durée de vie et ses légers défauts, Doom VFR est sans conteste un jeu indispensable pour nos PSVR.

L'avis de VR4player.fr
Test réalisé sur PS4 PRO
GAMEPLAY7.5
GRAPHISMES8
SCENARIO6.5
REJOUABILITE7
BANDE SON8.5
RATIO PRIX / DURÉE DE VIE7.5
IMMERSION8
Note des lecteurs4 Notes8.1
Les plus
Doom en réalité virtuelle !
Plutôt beau sur PS4 pro
Fluide et nerveux
Des déplacements libres
Les niveaux bonus
Jouable à l’AIM controller
Les moins
Un peu court, on en veut plus
Petit manque de rejouabilité
Injouable avec les PS move
Quelques défauts lors de l’utilisation de l’AIM controller qu’on aimerait voir corrigé
7.5