PlayStation VR : Transference, Test du thriller psychologique sur PSVR

PlayStation VR : Transference, Test du thriller psychologique sur PSVR

25 septembre 2018 2 Par Sebastian

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Transference, l’expérience cinématographique de Frodon Sacquet est enfin disponible !

Transference est un thriller psychologique édité par Ubisfoft Montréal, mais créé par le studio co-fondé par Elijah Wood : « SpectreVision ». Il est sorti le 18 septembre 2018 au prix de 24€99  sur Steam et le PlayStation store, compatible PS4 et PlayStation VR (PSVR). 
Nous étions impatients de pouvoir enfin mettre la main dessus (ou plutôt le casque), c’est chose faite ! Alors, Transference, vaut-il la peine de se transférer dans ces consciences ?

Transference, la démo préquelle est disponible sur le Store vr4player.fr

Le scénario de Transference :

Dans Transference, vous allez pouvoir explorer les données corrompues d’un esprit numérisé dans le but de comprendre quels événements se sont passés au sein de la famille Hayes, et d’y découvrir ses nombreux mystères. 
Par le biais des différents personnages : Raymond, le père scientifique troublé, Katherine, la femme musicienne, et Benjamin, leur fils apprenti, vous obtiendrez divers points de vue afin de vous faire votre propre idée sur ce qu’il s’est réellement passé dans cette maison.

Pour ne rien gâcher, le jeu se présente en même temps sous forme de film avec de vrais acteurs pour une immersion encore plus forte.

Transference sur PSVR VR4player.fr
Transference sur PSVR VR4player.fr

Le Gameplay et durée de vie :

Passée l’introduction vous mettant face à une télévision montrant un enregistrement de Raymond, vous vous retrouvez enfin plongé dans cet esprit torturé, en extérieur, devant la demeure familiale… c’est là que tout commence. 
La prise en main se fait uniquement à la Dualshock 4, une compatibilité aux PS move aurait pu être appréciable, mais les déplacements auraient été moins agréables par l’absence de sticks sur ces-derniers ; c’est donc une recette qui fonctionne bien, et je peux vous dire qu’elle ne cassera pas l’immersion, c’est un détail dont vous ferez vite abstraction tant vous serez rapidement immergé. 
Il n’y a pas beaucoup de contrôles au final, mise à part la direction, on va pouvoir prendre des objets, les examiner en les faisant tourner, les relâcher, interagir avec des portes et des interrupteurs… C’est tout… Seules certaines énigmes vous demanderont d’utiliser d’autres touches comme L1 et R1, ce n’est pas bien compliqué en soit, et de toute façon on n’a pas besoin de plus pour apprécier l’aventure ! Concernant les options de confort, elles sont nombreuses et chacun y trouvera son compte, la confrontation avec le motion sickness se faisant minime ici (pour plus d’infos sur ces options, n’hésitez pas à visionner la preview disponible sur notre site). 
Une lourde ambiance pèsera alors sur vos épaules tandis que vous essaierez de résoudre les secrets qui émanent de ces énigmes. Par le biais d’interrupteurs, vous allez être en mesure de passer d’une époque à une autre, d’une vision à une autre, ce qui débloquera certains accès, certains objets indisponibles dans l’un mais visibles dans l’autre ; cela entrainera donc des allers-retours fréquents (mais pas redondants car il se passe toujours quelque chose…), et c’est ainsi que vous avancerez dans la trame principale et révélerez davantage de points en suspens.
 Quelques jump scares bienvenus car bien amenés viendront agrémenter votre angoisse qui montera à chaque changement de lumière et à chaque bug dans la matrice (glitchs dans les décors, interférences…) ; les environnements ne sont donc pas toujours complets et certains messages d’erreur à la manière d’un ordinateur pourront-être aperçus à des endroits précis (ex : …/Data/Exterieur/CleReception.obj sur une porte), il faudra alors trouver une solution ou un objet pour pouvoir pallier cette erreur, ce qui nous permettra de continuer notre périple. Si vous souhaitez profiter au maximum de l’histoire et l’éclaircir sous tous les angles (ou presque), vous devrez alors parcourir les lieux régulièrement à chaque changement de « dimensions » dans le but de réussir à mettre la main sur tous les enregistrements vidéos (avec nos fameux acteurs) qui se cachent dans ces pièces à des moments précis (cassettes, clés usb, CDs) ; il y a également un succès à la clé si vous écoutez tous les messages vocaux disponibles petit à petit (répondeur, talkie-walkies, radios), cela aura de plus pour effet de rallonger un peu la durée de vie qui est (oui vous le savez déjà) malheureusement assez (trop?) courte. Je l’ai fini en 2h15, d’autres en 2h30, et certains en 3h (en bloquant sur des énigmes). En parlant de celles-ci, elles sont souvent évidentes et donc pas bien compliquées, là où vous risquez de bloquer, c’est si vous ne prenez pas le temps d’explorer les moindres recoins…

La durée de l’aventure Transference est frustrante par rapport à son prix oui, mais c’est une sacrée expérience, et même si elle n’est pas longue, il est tout de même préférable de la faire d’une traite pour vivre l’épreuve et l’angoisse à son apogée ! 
Tout comme notre scientifique, vous en garderez quelques séquelles.
Sachez par ailleurs, qu’une démo nommée « Transference : The Walter Case » est disponible sur le store et vous offre une petite histoire supplémentaire, une sorte de préquelle gratuite, alors prenez-là en complément (on ne tournera pas le dos à quelques minutes de plus), d’autant que si vous voulez vous faire une idée de son empreinte avant de passer à la caisse, c’est un plus non négligeable.
Petit détail supplémentaire, cette expérience peut se vivre en VR comme sur écran plat, bien sûr, je vous conseille fortement de la faire en réalité virtuelle tant elle apporte énormément au jeu.

Transference sur PSVR VR4player.fr
Transference sur PSVR VR4player.fr

Les Graphismes :

C’est très propre, pas vraiment d’aliasing en vue, juste un peu de flou.
 Des détails fourmillent à droite à gauche, sans compter les effets de lumière et de bugs divers (volontaires évidemment!). 
Les tons sont assez sombres, mais l’inverse aurait été étonnant ; malgré tout, on peut rencontrer diverses couleurs qui maintiennent une variété et une approche différente à chaque passage, étant donné que nous allons fréquemment faire la visite des mêmes couloirs ; c’est bien vu, d’autant que les murs vont évoluer également (tags et gravures diverses, portraits, etc…).

L’ambiance sonore :

Le travail qu’il y a eu sur le sound design enveloppe magnifiquement le jeu, tout est détaillé, les effets sur les voix et l’environnement sont crédibles tout comme les acteurs tandis que les musiques sont oppressantes et maintiennent un inconfort agréable (je vous l’avais dit que ça laissait des séquelles). 
Pour couronner le tout, il y a un doublage français de qualité à disposition (ainsi que ses sous-titres) !

CONCLUSION :

« Transference » est une expérience qui vous marquera, elle est courte (autour de 2h30) mais intense, vous prendrez une claque pour peu que vous ne regardiez pas votre porte monnaie, car le ratio prix/durée de vie n’est certes pas avantageux. Est-ce que cela en fait un mauvais jeu pour autant ? Clairement pas, et on aimerait en voir plus souvent des comme ça : un sujet intéressant, des idées, de bons acteurs, une bonne finition, une mécanique simple en rien redondante qui fonctionne à merveille, bref, vous l’aurez compris, il faut le vivre au moins une fois et en VR, car c’est là que le jeu prend tout son sens ! On ne le rappellera jamais assez, cela ne choque personne de payer 24 euros pour le BluRay d’un film qui ne dure que 2H00. Transference est un film mais en VR ! On peut vous l’assurer, si le titre n’avait pas été bon et vu son prix, nous l’aurions fracassé !  Même si l’histoire pourra quelque peu vous frustrer car un peu expéditive, l’ensemble devrait vous laisser de bons souvenirs (à partager entre amis ?). Une expérience honnête.

Les vidéos de VR4player :

Avis de VR4player.fr
Test réalisé sur PS4 standar
Scénario
6.5
Gameplay
7.5
Graphismes
8
Bande Son
9
Immersion
9
Rejouabilité
7
RATIO PRIX / DURÉE DE VIE
5.5
Note des lecteurs1 Note
7
Les plus
Inventif
Trés immersif
Le sound design
Doublages et sous-titres en français
Les moins
Trop court compte tenu du prix
Histoire un peu frustrante
7.5

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