PlayStation VR : Sprint Vector, la bêta fermée testée par VR4player.fr sur PC

PlayStation VR : Sprint Vector, la bêta fermée testée par VR4player.fr sur PC

1 février 2018 1 Par spanks
Survios Sprint Vector

Survios vient d’officialiser la sortie de son prochain titre Sprint Vector sur PlayStation VR ! Ca tombe bien, nous avons testé la bêta fermée sur Steam pour avoir une idée concrète de ce nouveau jeu de course et voir ce qu’il pourrait donner sur PSVR. Voici notre retour en détails rien que pour vous !

 

Survios, on commence à bien les connaître : on sait que c’est un studio très actif dans le monde de la VR. Les papas de Raw Data préparent encore actuellement deux nouveaux jeux : Electronauts et Sprint Vector, qui sont respectivement un jeu de musique et un jeu de course.

On sent la volonté de ce studio spécialisé en réalité virtuelle d’offrir une variété de jeux que l’on n’a pas encore l’habitude de voir dans un marché très jeune et en pleine expansion (une très bonne initiative de leur part). Lors de notre interview avec Nathan Burba l’un des co-fondateurs du studio, celui-ci n’avait pas caché sa volonté de faire de Survios le studio-phare de la réalité virtuelle :

Nous voyons Survios comme forgeant la nouvelle norme AAA pour les jeux et expériences VR. “

Les deux jeux à venir sont prévus sur tous les supports (PSVR et PC), dans le courant de l’année 2018.

Sprint Vector a eu droit du 19 au 28 janvier à sa bêta fermée sur Steam, que j’ai eu la chance de pouvoir essayer. Sachez que même si la compatibilité avec les casques WMR n’a pas été mentionnée pour la bêta, le jeu marche parfaitement sur Steam VR pour les heureux possesseurs de l’un de ces casques.

Le concept de Sprint Vector : un “simple” jeu de course ?

Si l’on s’arrête au titre, on ne sait pas trop à quoi s’attendre. Un simple jeu de sprint ? Va-t-il falloir courir ? De quelle manière ?

En fait, Sprint Vector est un jeu de course sur roller futuriste, rien que ça. Mais bien plus qu’un banal jeu de course (on est très loin du délire Jet Set Radio), il est en réalité un subtil mélange entre jeu de parcours et jeu de course du genre arcade.

Les menus et le contenu

Dès le démarrage du jeu, on sent que celui-ci a été pensé uniquement pour la VR : les menus sont très intuitifs. On interagit avec nos doigts de manière « tactile » pour sélectionner le menu souhaité. En dehors des tutos, la bêta offre trois courses différentes qui peuvent être parcourues en solo ou en multijoueur ainsi que quelques défis à réaliser. A noter que le mode multijoueur n’était proposé que pendant certaines plages horaires, parfois avec la présence des développeurs eux-mêmes.

Le Gameplay : va y avoir du sport !

La bêta propose dès le démarrage plusieurs tutos pour nous apprendre les bases simples et plus avancées du gameplay.

On remarque directement en évoluant dans ceux-ci que nous n’avons pas affaire à un simple jeu de course mais également à un jeu de parcours car il y a des obstacles à franchir et beaucoup de sauts à réaliser durant les run, et des Power-up à ramasser, histoire mettre des bâtons dans les roues (ou plutôt les patins) de nos adversaires. Les didacticiels sont accompagnés de vidéos et tout est très bien expliqué.

Ne croyez pas pouvoir vous affaler dans votre canapé pour jouer à Sprint Vector ! Il s’agit réellement d’un jeu de sport dans lequel vous allez suer et vous faire des courbatures. En effet, pour sprinter, il faut balancer les bras droit et gauche (ce qui se fait de manière naturelle comme dans un vrai sprint) en gardant un bon timing. On appuie sur le bouton Trigger quand le bras est en l’air et on le relâche quand le bras est en fin de course derrière nous. Il faut le faire avec les deux bras de façon alternée et avec un peu d’entraînement, ce mouvement devient vraiment très naturel. Pour effectuer des sauts, il faut effectuer les mêmes mouvements en pressant un autre bouton. Que ça soit pour le sprint ou les sauts, plus les mouvements sont bien exécutés avec un bon timing, plus ceux-ci sont efficaces. D’après mes impressions, la transposition de ces contrôles avec les PS Move ne devrait poser aucun problème.

Le gameplay est également enrichi par des drifts pour prendre ses virages de façon optimale lorsque l’on atteint une certaine vitesse. Notez que toutes les rotations hors drift  sont à effectuer grâce au Roomscale. Et là en revanche, le roomscale du PSVR étant moins élaboré que celui des casques PC, il se peut qu’il y est un gameplay quelque peu différent. Il m’est souvent arrivé de me retrouver à 180 degrés à la fin d’une course, alors que sur PSVR, si nous nous trouvons entre la caméra et les PS Move, le tracking a tendance à décrocher. Cela pourrait être problématique. Mais faisons confiance à Survios.

Les Power-up apportent un côté très arcade au jeu, ce qui n’est pas sans nous rappeler un certain Mario Kart (la princesse Peach et les carapaces bleues en moins). Le côté parcours est bien mis en avant sur les différents circuits : il faudra esquiver en se tournant ou en se baissant pour éviter les obstacles ou encore sauter par-dessus. Il y a aussi des raccourcis qui nécessiteront un très bon timing pour les emprunter correctement.

Tout est naturel et instinctif, et malgré la fatigue que l’on peut ressentir après quelques courses, le titre devient tellement addictif qu’il se peut que l’on enchaîne jusqu’à l’épuisement total !

Sprint Vector est donc une bonne solution pour les geeks que nous sommes pour se remettre au sport et faire un peu de cardio (entre deux sodas) ! Etant donné  que les mouvements et les déplacements du jeu sont très naturels, les courses ne provoquent finalement aucune sensation de nausée.

Les Graphismes

Sprint Vector propose de jolis graphismes, plutôt épurés, propres, sans flou, mais sur PC, ceux-ci dépendent bien entendu de votre configuration.

Les trois circuits proposés dans la bêta sont intéressants et proposent des ambiances dépaysantes : on passe des parcours enneigées aux paysages exotiques, en passant par des décors futuristes. Les couleurs sont belles et le jeu a su trouver son propre style graphique. Dans tous les cas, Sprint Vector reste toujours super fluide malgré son rythme parfois endiablé, et c’est bien là le principal pour un jeu de course !

Les musiques et les bruitages

Du tout bon ! Les musiques mettent la pêche durant les run, de quoi nous encourager à balancer les bras ! Les bruitages sont efficaces, le tout contribuant fortement à l’immersion du titre. L’ensemble sonore est vraiment très cohérent et constitue un réel point fort du jeu. Lorsque vous faîtes votre footing, les écouteurs sur les oreilles, n’écoutez-vous pas de la musique rythmée ? Avec Sprint Vector, c’est pareil. Quand je vous dis qu’il va y avoir du sport avec Sprint Vector !

Survios Sprint Vector

Conclusion

Sprint Vector est un jeu que je n’attendais pas forcément de pied ferme mais qui m’a très agréablement surpris. En effet, le flemmard que je suis a réussi à s’éclater sur un jeu qui m’a fait transpirer tout en m’éclatant. Très ludique.

Sprint Vector est : fun, beau, innovant, fluide et vraiment addictif. Il a tous les atouts en poche pour devenir un futur Must Have dans votre bibliothèque VR ! Et c’est sans compter sur les compétitions E-Sport qu’il pourrait éventuellement proposer à l’avenir. Les développeurs y pensent d’ailleurs fortement :

OUI !! Nous aurons des tournois multijoueurs en plus d’accueillir  des événements dans des salles d’arcade VR partout dans le monde. ” Nathan Burba lors de notre interview.”

Ce nouveau jeu VR confirme bien une chose : Survios est désormais le studio à surveiller pour les années à venir dans le monde de la VR, surtout s’il continue à être toujours aussi innovant et surprenant.

Bref, pour moi, Sprint Vector c’est DAY ONE !