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PlayStation VR : Mon premier Vrai souvenir avec un casque VR

C’était en Septembre 2016, quand SONY fit installer des boutiques éphémères pour permettre de tester ce nouveau périphérique Hi-Tech, que j’ai pu poser mes mains dessus (et ma tête dedans). Un peu moins d’un mois avant sa sortie. Il ne s’appelait désormais plus « Project Morpheus », mais « PlayStation VR », et j’avais vraiment hâte de me retrouver dans mes plus grands fantasmes de jeunesse… Je me rappelle vaguement d’une pub qui passait souvent à la télé dans mon adolescence, avec une dame qui portait un casque futuriste et qui y vivait une aventure à l’intérieur. Alors que nous on découvrait seulement les jeux en 3D et les premières consoles portables en couleurs, ça faisait rêver !
Ce rêve est devenu réalité (virtuelle), mais pas directement pour ma part… Je m’explique.

4,2 millions de casques PSVR vendues en mars 2019

C’est donc avec un ami que je me rends sur Paris au sein de cette boutique. Il y avait du monde et on ne pouvait tester qu’une ou deux expériences avec un casque (j’ai réussi à en tester deux). Ma première fut (roulement de tambour) « Moto Racer 4 »… Oui oui, je sais, c’est loin d’être la meilleure expérience, mais à l’époque on ne le savait pas encore, le jeu n’était pas sorti, et c’était la première fois que l’on pouvait tester le casque. Etant un grand fan de la série sur PlayStation 1, je me suis rué dessus. Premier constat/ressenti : j’ai trouvé ça bizarre, je trouvais étrange et pas forcément agréable la sensation d’avancer et je trouvais le rendu moche (ça ça n’a pas changé… C’est l’un des jeux les plus moches auxquels j’ai joué en VR). Résultat, j’étais un peu perdu, c’est à ce moment là que l’on m’a proposé d’essayer la version VR de « Driveclub ». Connaissant bien le jeu sur écran plat je me suis dit pourquoi pas, d’autant plus que cette version était dotée d’un ensemble siège/volant pour encore plus d’immersion. Je me suis donc installé à la place du chauffeur, prêt à affronter le vomi, euuuh… le circuit. Eh bien ça n’a pas duré longtemps… Au deuxième ou troisième virage, une voiture passe à côté de moi en me bousculant un peu, j’étais bluffé par le réalisme de proximité et c’est alors que la nausée et la tête qui tourne m’ont ramené à la réalité. J’ai enlevé le casque, j’étais un peu blanc et pas très bien, il a fallu que je me pose plusieurs minutes (oui oui, on ne se moque pas). Ce fut là ma plus grande erreur, découvrir la VR de cette façon, avec des expériences extrêmes d’entrée de jeu sous le casque. Je n’avais pas vraiment été prévenu et donc ma toute première expérience n’a pas forcément été très positive… Mais le retournement de situation arrive ! Car « il ne faut jamais juger un livre par sa couverture » comme le disent nos amis anglo-saxons.

On passe désormais en Novembre 2017, ma compagne se met à regarder régulièrement des « Let’s play de la peur » VR sur YouTube (la chaîne de Seb du Joueur du Grenier), je prends plaisir à les regarder avec elle et cela réalimente ma curiosité pour cette technologie intriguante. Je me rends compte alors que l’on peut très bien faire des expériences beaucoup plus posées en termes de mouvements, qu’il y a évidemment d’autres genres à explorer et que je passe forcément à côté de quelque chose. Je me renseigne sur internet pour voir un peu ce qu’il en est, ce que les gens en disent, et là je découvre le fameux sujet « motion sickness », ainsi que des avis en tout genre. J’apprends qu’il faut un temps d’adaptation pour que notre oreille interne soit moins perturbée, qu’il faut monter progressivement le niveau de nos expériences, et que l’on finit par s’habituer avec des laps de temps différents pour chacun. Tout me semble désormais plus clair et l’envie de retenter le coup surgit de nouveau. Je me dis que je vais y aller à mon rythme et que je verrai bien… Fort heureusement, le Black Friday pointe le bout de ses promos, et le casque se retrouve à 199€… Je craque… Je prends les PlayStation moves avec pendant que j’y suis… Et je n’ai jamais regretté mes achats ! (car je n’ai jamais perdu espoir). En attendant mon petit colis, je lance les téléchargements de tout ce que je peux trouver gratuitement sur le store qui offre une compatibilité VR : demos, free-to-play (« Rec Room » venait de sortir), expériences, etc… Le jour J arrive, et là je vais enfin découvrir ce nouveau monde dans de bonnes conditions. Je sélectionne soigneusement mes premières applications, le classique « Ocean Descent » et sa première fascination ; « The London Heist » et ce moment où on l’on se rend compte que tout est instinctif, cette sensation de jouissive maîtrise des armes à la visée réaliste. Le pied !

Je me retrouve comme un enfant devant « Rec Room » en me rendant compte pendant une partie de laser game que je peux me baisser derrière un mur pour me protéger à la manière d’un « Time Crisis » tout en tirant en me relevant ; que je peux me pencher contre un mur pour regarder discrètement ce qu’il se passe de l’autre côté, que je peux prendre et manipuler tout ce que je veux, bref, je suis gaga et je commente à tout va : « Wouah trop bien, je peux faire ci ! Je peux faire ça ! Ha ha ! Excellent ! » Alors que ma compagne était en train de rédiger à côté… elle a dû me demander de me taire une bonne quinzaine de fois haha ! J’ai de la chance, elle est restée !…

La claque finale de mes deux premiers jours fut « Thumper » et son impressionnant voyage rythmique (voir mon speed test pour plus d’informations). Il faut savoir qu’au début je ne supportais absolument aucun mouvement… Le moindre déplacement en avant me rendait pas bien. J’étais très mal parti de ce point de vue-là et ça me frustrait… Contrairement à la plupart des gens qui ont mis deux semaines pour ne plus ressentir de nausée, dans mon cas (mais je suis un spécimen), j’ai mis deux mois à habituer mon oreille interne ! J’ai été très patient et j’ai été récompensé. Je suis ravi désormais de pouvoir profiter de jeux en tout genre (il ne faut pas perdre espoir), je ne risque plus de lâcher la VR maintenant, pour moi et pour beaucoup d’autres, c’est un mode de jeu à part entière… C’est unique, tout simplement. Mon deuxième gros plaisir quand je me suis habitué a été Rigs, je tenais à le dire car ce jeu est, et a toujours été, un peu boudé par la communauté alors qu’il est excellent ! Moi qui était un fervant adepte de « Quake 3 Arena » et « Unreal Tournament » à l’époque de leur âge d’or (match à mort, capture de drapeau), même si c’est ici quelque peu différent, j’ai retrouvé cette sensation de plaisir dans ce titre qui m’a rappelé cette superbe époque. J’aime bien évoluer dans des arènes à fragger à tout va… Et lorsque l’on se retrouve directement dans la peau de son personnage, ça dépote !

Voilà, vous savez tout… Maintenant je vous donne rendez-vous dans quelques années pour mon premier VRai souvenir en possession du casque PlayStation VR 2.

Si vous aussi vous souhaitez partager vos premières expériences avec nous, n’hésitez pas à nous en faire part en commentaire de cet article 🙂

Article de Sebastian

Musicien et compositeur avant tout, je suis également passionné par les arts modernes (Jeux vidéos en tout genre, Comics, Cinématographie...) et travaille dans les métiers du son.

Un Commentaire

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  1. Très sympa ton article ! J’y retrouve des passages similaires avec mon expérience VR (comme pas mal de monde probablement 🙂 )
    London Heist et Ocean Descent, avec VR Worlds livrés avec le casque, top ! Rien que la salle avec les boules d’eau en interaction, je trouvais ça trop bien ^_^
    Allez A+

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