PlayStation VR : Red Matter, votre matière grise en test sur PSVR

PlayStation VR : Red Matter, votre matière grise en test sur PSVR

22 décembre 2018 0 Par Okami7

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Sur notre PlayStation VR (PSVR) nous avons majoritairement des développeurs indépendants, certains studios se créant même pour l’occasion. Red Matter ne fait pas exception à la règle, c’est avec le studio espagnol de Vertical Robot que nous avons affaire. Bien connus pour avoir exercés sur la saga Castlevania : Lords of Shadow ou encore plus récemment Spec OPS : The line, les espagnols ont été acclamés par la critique sur Steam avec une moyenne de 4,3/5. Attendu sur notre support, Red Matter est dorénavant disponible sur le PlayStation Store européen depuis le 6 décembre au tarif de 29,99€ et force est de constater, qu’ils viennent avec de grosses ambitions, désireux de s’imposer dans le genre Puzzle/narratif tout en optimisant notre PlayStation 4 Pro avec un gain de 20 à 30% par rapport à sa grande sœur. Après notre préview, voyons voir si Red Matter en a sous la semelle.

Scénario : Bonjour à toi Camarade !

Imaginez-vous dans un futur dystopique dans lequel la guerre froide est toujours d’actualité, que la conquête de l’espace est toujours d’actualité et que ce n’est pas la lune de notre Terre l’objet de convoitise mais bel et bien Rhea, celle de Saturne que nous devrons explorer où plus particulièrement, une base Volgravien. Imaginez que vous êtes un astronaute de l’Union Atlantique, répondant au nom d’Epsilon envoyé sur une base abandonnée afin de récupérer des documents Top secrets et enquêter sur ce qui s’y passe sur fond de communisme.

Graphisme : C’est beau le communisme de Red Matter

Les développeurs de Red Matter nous ont prévenu, le jeu est optimisé PlayStation 4 Pro et cela se voit, nous gagnons en qualité entre 20 et 30 % par rapport à sa grande sœur la PlayStation 4 standard. L’aliasing est très discret sans aucun flou à l’horizon mais ce qui fait toute la différence, c’est la palette graphique qui est utilisée dans cette aventure. Dès notre atterrissage sur Rhea, nous assistons à un coucher de soleil avec des couleurs vives où le rouge contraste avec le bleu, des effets de particules foisonnent autour de nous, les effets de lumière nous surprennent, sans parler du travail effectué sur le verre de notre casque, jouant sur l’opacité de celui-ci avec des déformations à gogo. On prend plaisir à se mouvoir sur cette lune et une fois l’entrée de la base franchie, c’est dans des environnements clos que nous évoluerons. Mais ne paniquez pas, Vertical Robot a su varier ses décors en nous faisant parcourir de nombreuses salles se drapant des plus beaux atours du communisme. En effet, TOUT dans cet endroit vous rappellera l’univers de la guerre froide, allant des tableaux de propagandes en passant par des mosaïques sur les murs sans compter sur l’emblème principal du titre, une étoile rouge nous renvoyant facilement au marteau et la faucille de notre cher Mother Russia. Il est également possible de mettre en comparaison un univers proche de celui de Fallout au plus grand bonheur des fans et des univers post apo. C’est avec plaisir que l’on enquête sur ce qui se passe dans cet endroit et démontre ce que le PlayStation VR à dans le ventre. Pour couronner le tout, les développeurs de Red Matter ont inclus une option permettant de désactiver le filtre anti aliasing, ce qui permet d’avoir un aperçu du rendu sur PlayStation 4 standard et je peux vous dire, ayant fait la moitié du jeu avec, le jeu reste très correcte malgré un aliasing présent. Passé quelque temps, vous vous y habituerez.

 

Gameplay / Immersion : Seul sur Rhea avec mes PS Move.

Autant vous prévenir tout de suite, le jeu se joue exclusivement avec les deux PS Move, et aux vues des interactions que vous effectuerez, cela paraît logique. Effectivement, sur Rhea, nous devrons tourner des vannes avec les deux mains, bouger ou saisir des objets d’une main et y insérer des éléments avec l’autre etc.… Les commandes réagissent bien et en aucun cas, nous serons pris à défaut dans Red Matter, les gestes sont instinctifs et l’immersion est totale. De plus, les options de confort habituelles seront présentes avec des masques réduisant la vision, à vous, les rotations angulaires, fluides, les déplacements libres, par dash ou encore… par bond ? Oui, Rhea bénéficie de sa propre gravité ce qui renforce encore un peu plus cette sensation de ne pas être sur notre planète bleue et d’évoluer en apesanteur. Concernant les moves, avec le premier, nous nous déplacerons et saisirons les objets à l’aide d’une pince virtuelle, cependant, le second aura trois types d’usage, une lampe torche, une pince et le cœur du jeu, un scanner. Dans la base, l’intégralité des objets, affiches et documents seront écris en Volgravien, vous devrez scanner les objets pour comprendre ce qui s’y passe et surtout réussir les différents puzzles du jeu. Grosso modo, Red Matter vous fera passer de salle en salle afin de résoudre les énigmes, tantôt, il faudra réparer une carte mère, rentrer des codes pour ouvrir des coffres forts, activer des manivelles etc… Seulement voilà, il fallait bien trouver un défaut au jeu et celui-ci s’articule au cœur même du gameplay. Qui dit planète étrangère, dit langage étranger et pour remédier à cela, vous allez devoir scanner la plupart des documents pour avoir une chance de réussir les énigmes du jeu. Le problème s’impose quand vous ratez un document crucial ou que vous avez passé en revue toute une pièce sans information capitale, cela représente une trop grosse partie de l’aventure mais ne gâche en rien l’expérience.

Ambiance sonore / durée de vie : Seul au monde avec le narrateur.

Sur Rhea, vous serez seul, l’unique compagnie viendra du narrateur, au choix, avec une voix  espagnole ou anglaise mais l’intégralité de Red Matter sera sous titrée en plusieurs langues dont le français. Pas de panique, les francophones pourrons comprendre l’intrigue. Globalement, la planète est calme ce qui renforce une atmosphère pesante, des mélodies et des chants à consonance russe viennent se faire entendre discrètement tout au long des 4/5 heures de durée de vie, ce qui souligne un peu plus le coté guerre froide et communisme.

TOP Conclusion testConclusion :

Le studio Vertical Robot nous propose en cette fin d’année Red Matter, pour le plus grand plaisir des joueurs PlayStation VR. Fort de leurs expériences passées sur des jeux de renom, ils apportent avec eux un savoir-faire maîtrisé et nous prouve aujourd’hui que notre PlayStation 4 en a encore dans le ventre. Le boost graphique apporté par la PS4 Pro démontre la plus value du support et c’est avec un regard conquis que nous prenons plaisir à arpenter la lune de Saturne. Prenons en compte une maniabilité exclusive aux PS Move, qui pousse l’immersion un peu plus loin sans jamais prendre le joueur au dépourvu lors des manipulations d’objets. De plus l’univers guerre froide est cohérent et bien mis en valeur par des graphismes osés retranscrivant une ambiance pesante soulignée par une bande son discrète et atypique. Malgré une mécanique redondante de scan un peu trop marquée, on arpentera la base Volgravien pendant ses 4/5 heures  de durée de vie afin d’avoir le fin mot sur cette tragédie soviétique. Alors, êtes-vous prêt à enfiler votre costume d’astronaute et à nous rejoindre au fin fond de la galaxie ?

Avis de VR4player.fr
Test réalisé sur PS4 Pro
Scénario7
Graphismes8.5
Gameplay8
Bande Son6.5
Immersion8
Rejouabilité6
Ratio Durée/Prix7
Note des lecteurs0 Note0
Les plus
Optimisé pour la PS4 Pro et ça se voit
Une dystopie intéressante
Une palette graphique maîtrisée
Des puzzles intuitifs...
Les moins
Parfois frustrant
Trop de scan, tue le scan
Déplacements fluides mais trop lents.
8

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