PlayStation VR : Mervils, test review de l’aventure VR retro du PSVR

PlayStation VR : Mervils, test review de l’aventure VR retro du PSVR

22 juin 2018 4 Par Sebastian
Mervils sur PSVR

« Mervils : A VR Adventure » est un jeu de rôle et de plateforme développé par le studio  Vitruvius VR. Il est sorti sur la plateforme Steam  le 25 octobre 2016 au prix de 19,99 € puis a enfin posé ses bagages sur PSVR le 21 février 2017 au tarif de 15,99 €. D’apparence simpliste, Mervils a conquis ceux qui l’ont essayé. De bons jeux sont sortis sur PSVR et plus personne en parle, je vous propose donc maintenant de traverser mers et villes (quel jeu de mot !) afin de découvrir ce titre et savoir si depuis plus d’un an vous avez raté quelque chose ou pas !

Menu et Interface :

De prime abord, une fois l’application lancée, on nous demande de choisir un emplacement de sauvegarde parmi trois disponibles (si vous voulez en profiter avec un membre de votre famille, c’est donc possible).

Ensuite, un monsieur à la calvitie proéminente et aux jambes ” rikiki ” nous souhaite la bienvenue et commence à nous raconter l’histoire de sa ville et ce qu’il attend de nous. Rien de plus simple.

Mervils sur PSVR

Le Scénario de Mervils :

Ne possédant qu’une épée et quelques pièces d’or, vous commencez votre quête dans la campagne mervilienne. Les pages du Grand Livre de Mervils sont perdues, éparpillées aux quatre coins du pays, tandis qu’émanant des ombres, le ténébreux sorcier Balazar menace le royaume. Seul un brave héros, peut réunir les pages perdues, reconstituer le Grand Livre et défaire Balazar une fois pour toutes. Ce Mervils… est-ce que ce sera vous ?
Le résumé nous en dit déjà pas mal sur ce que l’on peut attendre de cet univers : nous allons donc nous plonger dans un jeu à l’ancienne avec un scénario très basique, en mode 2.0.

Mervils

Le Gameplay :

Dans Mervils, nous nous retrouvons un peu en hauteur derrière notre petit personnage (à la 3ème personne), personnage que l’on pourra d’ailleurs un peu personnaliser en amont de l’aventure : coupe de cheveux, barbe, visage, silhouette, vêtements, chapeaux, couleurs ; puis améliorer avec notre monnaie par la suite via des protections pour les bras et les épaules ainsi que des casques, des armures et différentes armes (épées normales ou magiques, masses, etc..). Les pièces qui nous permettront de les acheter se ramasseront tout simplement dans les différents tableaux. 
L’ histoire vous demandera entre 6 et 8 heures de jeu selon votre manière d’aborder les niveaux et si vous souhaitez récolter tous les parchemins ou non, sachant que chaque morceau de papier sera à trouver soit directement dans les niveaux, soit en accomplissant une mission pour un habitant du village (qui vous en récompensera gracieusement !) : chercher des ingrédients pour une recette, sécuriser le village, abattre des monstres, sauver des villageois, résoudre des puzzles assez simplistes, utiliser des objets trouvés pour activer des mécanismes, etc…

Il y a plusieurs villages, répertoriés en 4 mondes, chaque monde dispose de 3 niveaux, cela nous fait donc 12 niveaux, allant de la campagne au désert, ou encore de la montagne à la plage (et pas pour faire bronzette !), à chaque fin de monde, nous devrons faire face à un ‘boss’ offrant quelques challenges afin de pouvoir passer au suivant.
 Il y a également trois niveaux thématiques, allant du western aux pirates, offrant pour l’occasion du gameplay un peu différent : une descente dans un chariot minier ou dans une luge sur des pentes enneigées, pour finir par une virée pirate nous demandant de détruire chaque bateau que l’on croise avec les canons du nôtre.
 Tout le jeu se manie à l’aide de notre bonne vieille Dualshock 4, les commandes et les animations sont du même acabit que les graphismes, nous rappelant les jeux d’antan, c’est simple et ça fonctionne bien, un bouton pour taper, un pour les actions, un pour sauter, on peut d’ailleurs rebondir sur des champignons… ça me rappelle quelque chose… 
Deux options s’offrent à nous concernant la caméra, on peut choisir de lui faire suivre directement notre personnage, ou bien nous pouvons nous déplacer librement dans le tableau tout en actualisant la caméra au fur et à mesure de nos déplacements / notre éloignement. Pour ceux qui ont joué à BOUND, c’est exactement le même principe (ceux qui n’y ont pas joué, si vous aimez les jeux poétiques de plateforme, de contemplation et originaux, allez-y les yeux fermés !).

Mervils sur PSVR

Les Graphismes :


En mode 2.0 oui car avec le PlayStation VR sur la tête, on n’est plus devant sa télé cathodique ou écran plat à jouer à Zelda ou Banjo-Kazooie sur sa N64, mais directement à l’intérieur du jeu. Ayant été sceptique comme beaucoup d’autres en regardant des vidéos de Mervils sur internet, notamment à cause du rendu de ses graphismes, et bien une fois le PSVR enfilé, ça change tout ! Alors non, pas tout non plus… mais c’est beaucoup plus agréable, on se retrouve dans un monde coloré à l’ancienne mais malgré tout assez propre visuellement. Ne vous êtes-vous jamais imaginé pouvoir jouer à des jeux tels que ceux précédemment cités chez Nintendo en réalité virtuelle ? Et bien c’est ce que l’on peut ressentir une fois la partie lancée, on est clairement dans l’air N64 ou PS One (en plus net bien évidemment). Si vous n’êtes pas réfractaire à cette époque rétro et que vous ne cherchez donc pas forcément la claque graphique à chaque achat, cette aventure mérite que vous y jetiez un œil (voir deux, c’est quand même mieux…non ?).

Bande Son :

En ce qui concerne l’aspect sonore, la limite du jeu à petit budget se fait malheureusement ressentir, la musique se fond bien avec l’univers mais elle trouve vite ses limites et devient un peu rébarbative à la longue, dommage… (des enceintes se trouvent un peu partout dans les mondes, diffusant la musique propre à chaque niveau). Les effets sonores quant à eux passent plutôt bien (notre personnage fait un petit cri à chaque saut à la manière d’un Mario). Le doublage lui n’est pas folichon non plus, on a l’impression que les « acteurs » ont enregistré le tout devant leur webcam, accompagnés de leur module d’effets bas de gamme pour certains personnages… Mais malgré tout, ils ont le mérite d’exister et cela contribue quand même à l’immersion. Petit hic, le jeu est en anglais uniquement, cependant, le niveau d’anglais requis n’est pas très élevé et tout est sous-titré (toujours en anglais) dans des bulles de BD. Ceux qui ont besoin de temps pour déchiffrer les phrases peuvent le prendre, de plus, nous pouvons nous adresser aux personnages autant de fois que nous le voulons.
 Au final, ce n’est donc pas énormément handicapant, à moins d’être vraiment, mais alors vraiment… sourd et aveugle !? 🙂

CONCLUSION :

Mervils : A VR Adventure se trouve donc être un bon jeu de rôle et de plateforme bien rétro (graphismes et gameplay de l’époque N64) pour qui veut se faire une ” petite ” aventure colorée sans prise de tête, à la durée de vis comprise dans une fourchette de 6-8 heures, je dis, ça se tente surtout si son tarif est à 8 euros comme on le voit régulièrement lors des promos (actuellement 15,99 euros). Le niveau d’anglais requis est assez basique est n’empêche en rien l’évolution dans le jeu.
 Pour ma part j’ai sauté le pas et je ne le regrette pas : je me suis amusé « nostalgiquement »… à bon entendeur !


Avis de VR4player.fr
Test réalisé sur PS4
Scénario6
Graphismes4.5
Gameplay6.5
Bande Son5
Immersion6.5
Rejouabilité6.5
RATIO PRIX / DURÉE DE VIE7
Note des lecteurs1 Note7.5
Les plus
Durée de vie
Mondes variés
La nostalgie
Les moins
Il faut aimer le retro (graphisme et gameplay)
Doublage bas de gamme
Musique redondante
6