Preview PlayStation VR : Downward Spiral Horus Station nos impressions sur PC en vidéo

Preview PlayStation VR : Downward Spiral Horus Station nos impressions sur PC en vidéo

31 mai 2018 0 Par spanks
Downward Spiral Horus Station sur PC Test

Downward Spiral Horus Station est un jeu d’exploration/ aventure FPS, développé par le studio 3rd Eye et prévu sur Steam pour le 31 mai 2018. Il est prévu (et d’ores et déjà développé) compatible avec les casques Oculus RIFT, HTC Vive et WMR sur PC. Les développeurs ont confirmé que le titre sortira plus tard dans l’année sur PSVR et PS4. Comme pour Skyrim VR et sa version PC, je me penche sur cette version de Downward Spiral Horus Station puisque celui-ci sortira prochainement sur PlayStation VR, c’est toujours bon de savoir à quoi nous avons à faire avec ce titre. Le jeu étant jouable avec ou sans casque VR et de la Coop étant dispo, je me suis entouré de Sei pour vous montrer ces deux approches.

Downward Spiral Horus Station sur PC Test
Downward Spiral Horus Station sur PC Test

Downward Spiral Horus Station, revue du scénario et du contenu :

Dans Downward Spiral Horus Station, vous devrez arpenter la station spatiale Horus, nimbée de mystères, seul ou accompagné d’un compagnon d’infortune. En effet le jeu présente déjà une superbe innovation, sur PC tout du moins : Il est possible de jouer à 2 en Coop qu’on ait un casque VR ou PAS ! Pour les besoins de cette preview nous avons d’ailleurs essayé cela, moi-même (Spanks)  avec mon casque  WMR et Sei sur écran plat et sa manette. Résultat : ça marche super bien… globalement !

Le scénario, c’est vous qui l’interprétez, rien n’est raconté de manière explicite. Chaque joueur aura donc sa propre interprétation. Petit point sur ce que le jeu nous propose :

  • Un mode histoire, à suivre en solo ou à deux. Ce mode histoire, il est possible de l’arpenter en mode « engage », avec des ennemies ou « explore » pour une ballade sans agression.  À chacun de choisir comment il veut profiter de l’aventure.
  • Un mode PVP et PVE jouable jusqu’à 8 joueurs
  • Le mode Horde classique sur 5 cartes.
  • Et enfin le mode survie pour ceux qui aiment se faire du mal.
Downward Spiral Horus Station sur PC Test

Le gameplay passé au crible en version VR et écran plat !

Loin des FPS ordinaires, Downward Spiral Horus Station a la particularité de proposer des déplacements en gravité zéro (un gameplay qui a déjà fait ses preuves sur des jeux VR comme Echo Arena ou encore Lone Echo tous deux tirés de l’Oculus store) ! On ne marche pas dans cette station : on plane, on se laisse glisser et porter par l’inertie. C’est assez déroutant au début. Pour se déplacer on doit s’agripper à n’importe quel élément et partir dans la direction où on vise. Et si on se plante on se met à dériver au hasard en insultant Newton de pas être la quand on a besoin de lui !

Très vite heureusement on trouve le grappin qui change tout. Utilisable comme un gun, on vise ou on tire quelque part pour s’accrocher, on rembobine et l’exploration se fait bien plus facilement : ouf !

Les commandes sont adaptées selon que vous soyez un joueur VR ou un joueur écran plat :

Ecran plat :

Pour ce dernier, soit nous pouvons soit s’essayer au duo clavier/souris, soit à la manette. Sei a choisi la manette pour plus de confort (son coté flemmard a pris le dessus) et d’immersion. Les commandes sont simples et réactives, l’aide à la visée lors des phases de shoot est bienvenue, surtout que la menace peut venir de n’ importe où.

En VR :

Le jeu se joue à l’aide des contrôleurs WMR. On passera les premières minutes du mode campagne a galérer car comme cité plus haut, il faudra s’agripper a tout ce qu’on peut pour avancer jusqu’à trouver son grappin (et ouais va falloir en chier pour survivre et on est direct plongé dans le bain). Le jeu est en général plutôt réactif et précis dans les mouvements. L’utilisation de ce grappin rend vraiment le gameplay intéressant. On ressentira parfois une certaine lenteur et lourdeur dans nos déplacements mais gravité zéro oblige… on finit de toute façon par se laisser emporter. D’autres solutions pour les déplacements viendront s’ajouter durant la progression comme le pistolet gravitationnel qui est encore une fois une bonne invention de la part des développeurs. L’utilisation des armes n’est pas évidente non plus car en VR : pas d’aide à la visée et on tirera la plupart du temps au juger.

Pour ce type de gameplay et afin de jouer le plus confortablement possible, j’ai opté de jouer dans une position assise. Cela n’a en rien nuit à l’immersion ou aux interactions proposées en jeu (tourner des poignées, taper des codes… Ou simplement utiliser les armes et le matériel à notre disposition) Je noterais toutefois pas mal de problème de collisions durant l’aventure, il m’est arrivé de rester coincé dans un mur ou dans une porte pendant que Sei avait déjà franchi un ou deux sas de plus.

Quel que soit votre support de jeu (VR ou non), le niveau de difficulté du titre est assez exigeant tout de même. En dehors des énigmes qui ne vous tordront pas trop le cerveau, les ennemies aurons besoin de deux tirs pour vous abattre… au début parce qu’après c’est du one shoot. On se souvient du premier boss qui nous a fait la misère avec son œil de Sauron, ne nous laissant aucun répit, même à couvert. Bugs ? On le saura à la sortie du jeu.

Pour pallier à cette grande difficulté, pour chaque mort on réapparaitra dans des modules disséminés dans la station, un système qui fait énormément penser à Bioshock et ses Vita Chambers et qui se révèle très efficace et empêche toute frustration.

Bêta test oblige le jeu à pas mal de bug sur la version testée :

Difficultés de se retrouver dans une partie à cause de l’interface du jeu qui rentre en conflit avec les commandes in game, un joli « out of bound » (éjection hors du niveau) après le premier boss, provoquant une bonne sueur froide. J’ai pu m’en sortir en m’accrochant telle une tique à Spanks avec mon grappin, collisions hasardeuses. Rien qui ne saurait être corrigé par un patch !

Des graphismes à la hauteur ?

Graphiquement, s’il ne brille pas par sa beauté, Downward Spiral Horus Station reste épuré mais très lisible que ce soit en VR ou en écran plat. Une ambiance qui fait un peut penser au dernier Prey, notamment dans sa phase Zero G.

En VR le jeu ne brille donc pas dans sa réalisation graphique, on retrouvera une espèce de flou omniprésent (même avec une grosse config), mais fort heureusement cela ne nuit que très peu à l’immersion générale.

Une ambiance sonore immersive !

Le son est particulièrement travaillé et joue favorablement sur l’immersion. Chaque arme est crédible et les sons étouffés en extérieurs sont bien traités (sans aller dans le pur réalisme bien sûr). Les ennemies sont également identifiables et localisables grâce à la spatialisation. Du tout bon en somme si on ajoute en plus la partition de Ville Valo, frontman du groupe HIM qui délaisse ses guitares gothiques pour une ambiance électro qu’on n’attendait pas de sa part. Vraiment plaisant.

Downward Spiral Horus Station sur PC Test

CONCLUSION

Malgré ses bugs et ses défauts de jeunesse, Downward Spiral Horus Station est un jeu bardé de bonnes intentions et reste très agréable à jouer, particulièrement en Coop, que ce soit en VR ou sur écran plat.

Plus qu’un simple FPS, Downward Spiral est une aventure contemplative et vous pousse à l’exploration de cette station Horus pour tenter de comprendre ce qui s’y est passé. Le scénario n’étant pas raconté, vous devrez vous faire vos propres interprétations. Son gameplay atypique propose également des sensations inédites en VR, on se laisse emporter comme un astronaute en gravité zéro. Avec son petit prix de 15 €, le jeu propose un très bon ratio durée de vie/prix, et on ne peut que vous conseiller

En espérant que le délai d’arrivée sur PSVR lui permette de corriger ses défauts et de peaufiner ses indéniables qualités.