CubeWorks sur Playstation VR – Le test carré de VR4player

CubeWorks sur Playstation VR – Le test carré de VR4player

15 avril 2018 1 Par Marc Spiquel

CubeWorks, est un jeu de type puzzle développé à New-York par TinMoon Studios. Si sa date de disponibilité en Europe n’est pas arrêtée au moment d’écrire ces lignes, nous avons pu tester ce titre qui est déjà disponible pour Oculus Rift et HTC Vive, mais aussi sur le Playstation Store US.

Les deux co-fondateurs de ce jeune studio, fondé en 2017, ont collaboré à des titres tels que Ratchet & Clank, Resistance, Medal of Honor et Just Cause.

Pour leur premier titre, TinMoon Studios s’attaque à un jeu de pur casse-tête, dans la lignée de Statik et surtout de Tumble VR dont il est plus proche. Il nous est demandé de réfléchir avant de mettre en œuvre la bonne solution qui va nous tirer d’affaire ou simplement nous permettre de changer de niveau.

CubeWorks nous propose de nous creuser les méninges et de prendre la bonne décision pour assembler…des cubes, mais dans un sens prédéfini et agrémenté de quelques objectifs à atteindre dans un temps imparti.

Avec CubeWorks, le Playstation VR tient-il son Tetris-like ?

L’interface de jeu classique de CubeWorks

L’interface de CubeWorks est aussi simple que classique : nous faisons face à un menu fixé sur une borne qui nous donne accès aux différents environnements, au nombre de 5, le premier étant toutefois réservé à notre apprentissage. Chaque environnement est constitué d’un sous-menu de 5 niveaux à la difficulté progressive.

Mais avant de nous lancer dans le challenge proprement dit, nous devons donc passer par un tutoriel assez clair dans lequel nous allons apprendre le principe de jeu et les bases de son gameplay. Toutes les explications et les textes qui les accompagnent ont été traduits en Français.

Le gameplay simpliste

CubeWorks se joue aux PS Move uniquement, chacun de nos PS Move, visible dans le jeu, étant prolongé d’un rayon nous permettant de saisir les cubes placés ou apparaissant devant nous.

Il est dommage que nous ne puissions pas la voir la représentation de nos mains, ce qui aurait été plus immersif et aurait pu donner au joueur la sensation de saisir et de manipuler les différents cubes.

Dans CubeWorks, il s’agit en effet invariablement d’attraper de manière successive deux cubes et d’en faire coïncider deux faces aux motifs symétriques, les cubes pouvant selon les cas posséder un seul ou plusieurs motifs. Dans les différents niveaux, nous allons être confrontés à des cubes fixes au départ, puis de plus en plus mobiles, ce qui rendra ainsi plus délicats les repérages du bon exemplaire à saisir.

Un fois en mains, enfin en PS Move, il reste à faire pivoter les deux cubes pour que les motifs correspondent exactement de façon symétrique, ce qui révèle une faille de jouabilité importante puisque faute d’avoir de vrais mains la rotation n’est gérée que par la touche Move, dont l’utilisation a pour défaut d’être approximative et lente, en un mot pas pratique du tout. Ce point est d’autant plus agaçant que le temps nous est compté et que nous devons associer et faire exploser le maximum de cubes en un temps limité pour triompher du niveau.

Le gameplay n’est pas seulement simpliste, il est aussi monotone et le principe des combos qui est  demandé dans certains niveaux en associant deux cubes dont l’un est déjà collé à un autre, ne permet pas d’y échapper. La seule variété vient du niveau bonus consistant à recycler diverses pièces détachées en les jetant dans le container prévu à cet effet, mais la précision n’est pas au rendez-vous là non plus.

Scénario et challenge

CubeWorks n’a aucun scénario, ce qui n’est pas forcément choquant pour un jeu de type casse-tête.

Il s‘agit la plupart du temps d’assembler des cubes, voire de recycler des objets, la plupart d’entre eux défilant sur l’un des tapis roulants de notre environnement et en essayant bien-sûr de réaliser le meilleur score possible.

Mais même si notre objectif, c’est-à-dire le nombre de cubes à faire exploser n’est pas atteint, le niveau immédiatement supérieur se trouve quand-même toujours déverrouillé. Autrement dit, il est possible de faire tous les niveaux du jeu, qui ne sont pas nombreux, sans en réussir aucun, puisqu’il est laissé à chacun la liberté de changer de niveau ou non. Ce principe curieux n’incite clairement pas le joueur à persévérer. Nous sommes donc dans un jeu sans scénario et avec un challenge assez faible.

Les graphismes de CubeWorks

Le monde de CubeWorks, qui répond au doux nom de Elimination Quantum Cube, comporte 5 environnements : le sous-sol, l’entrepôt, l’auditorium, Baie 21 et le toit-terrasse. Le sous-sol est l’environnement des tutoriels uniquement, les 4 autres sont les environnements du jeu proprement dit. Le titre possède une identité graphique dans la mesure où tous les environnements ont pour thème le milieu techno-industriel et qu’ils se ressemblent tous beaucoup trop. Ils souffrent d’une image pas très nette malgré que les décors soient très proches du joueur puisque tout se joue à huis clos. L’aliasing est omniprésent et prononcé, y compris sur PS4 Pro. Les décors ne fourmillent pourtant pas de détails. Même les textes du tutoriel et ceux des objectifs sont flous.

La bande son

Les niveaux de CubeWorks sont accompagnés de musiques électroniques sans relief particulier. Les bruitages sont basiques et très discrets mais il est vrai que ce type de jeu ne se prête pas à un déluge d’effets sonores. Disons que le minimum est assuré et que ce n’est pas la bande son de CubeWorks qui va nous faire adhérer ou non à son concept.

Conclusion

Comme sur les plateformes traditionnelles, les jeux en réalité virtuelle ont vocation à offrir une diversité dans les genres qu’elle propose, et les casse-têtes peuvent très bien y trouver leur place.

CubeWorks s’essaye à ce genre avec un titre de faible envergure, au gameplay répétitif, aux graphismes très moyens et au challenge contestable. Je me suis ennuyé en jouant à CubeWorks et n’y suis revenu que pour avoir un avis sur l’ensemble des niveaux proposés. Plus que les défauts évoqués plus haut, c’est l’intérêt même que chacun peut avoir pour le principe du jeu qui fait y jouer ou non. Certains parleront d’un mini-jeu de plus sur Playstation VR, et cette fois, il est à craindre qu’ils aient raison, mais gardons à l’esprit qu’il s’agit du premier jeu développé par un studio créé il y a tout juste un an. Et puis l’actualité des sorties Playstation VR nous offre tellement mieux en ce moment.

CubeWorks - Trailer

CubeWorks - 1 minute de Gameplay

L'avis de VR4player.fr
Test réalisé sur PlayStation 4 Pro
Gameplay3
Graphismes4
Musique et son6
Rapport Qualité / Prix / Durée3
Note des lecteurs0 Note0
Les plus
Les textes en français
Les moins
Un gameplay basique et monotone
Pas très beau
Le challenge pas très interessant
4

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